À 33 ans, l’actrice britannique triomphe dans deux films qui récoltent les honneurs, Revolutionary Road et The Reader. En plus d’être l’ambassadrice du parfum Trésor, de Lancôme. Tête-à-tête avec une comédienne d’exception.
Dehors, les rues de New York sont plongées dans le chaos, après l’énorme tempête qui s’est abattue sur la ville. À l’abri, dans le luxueux penthouse d’un hôtel de SoHo, j’attends Kate Winslet. Sur le divan moelleux devant moi, quelques objets qui indiquent que la star n’est pas loin: un cendrier de porcelaine, du papier à rouler, un coca avec sucre. Tout ça est à mille lieues de l’image lisse et aseptisée des égéries habituelles. La jeune femme arrive tout sourire et s’excuse de son retard avec son délicieux accent british.
Elle est aussi éblouissante qu’au cinéma: chevelure dorée, carnation lumineuse, silhouette sculpturale... Elle est sanglée dans un sublime tailleur noir: le pantalon est signé Helmut Lang, la veste, Stella McCartney, et la camisole, Narciso Rodriguez. Cette tenue, qu’elle a choisie sans l’aide d’une styliste, lui ressemble: sexy et élégante, sans être ostentatoire. Le détail qui dit tout: les semelles vermillon de ses escarpins Louboutin sont usées par la marche. On sent que la comédienne passe plus de temps dans les rues achalandées de Chelsea que sur les sièges capitonnés des limousines. D’entrée de jeu, elle s’exclame: «J’adore votre bague! Je peux l’essayer?»
La glace est brisée. Kate Winslet se révèle étonnamment accessible, chaleureuse et spontanée. Pendant l’entrevue, elle grille une cigarette (qu’elle roule elle-même), un vice qu’elle assume sans complexe. Lancôme a eu du flair en la choisissant comme égérie. Non seulement c’est l’actrice la plus talentueuse de sa génération, mais elle est incroyablement authentique, émouvante et naturelle. Et dotée d’un redoutable sens de l’humour. Rencontre avec une femme très inspirante.
Lire la suite: Kate Winslet et la pression de l'industrie




