François Arnaud jouit d'une plastique irréprochable, d'un talent incontestable et d'une détermination sans limite. Rencontre avec un sexe-symbole.
Bien sûr. En acceptant d'interviewer François Arnaud, je savais que son personnage, Yannick - le dernier amant romantique, fou d'une Gisèle qui aurait pu être sa mère, dans Les grandes chaleurs (2009) -, avait marqué notre imaginaire à toutes. (voir la scène de la douche...) Bien sûr, j'étais au courant que les cougars s'étaient jointes depuis aux adolescentes enamourées: le Québec féminin au complet fantasme aujourd'hui sur M. Arnaud.
Bien sûr, je savais tout ça.
J'ignorais par contre que la journaliste d'expérience que je suis (comprendre: résolument plus âgée que le comédien de 26 ans) succomberait, elle aussi, à l'«effet Arnaud». Et merde!
Mais comment faire autrement?
Quand il s'est avancé dans l'allée du resto le jour de l'entrevue, c'est son regard qui m'a d'abord happée. Intense. Dangereusement intense. «On dirait du feu», me suis-je alors dit, déjà un peu trop troublée à mon goût.
Deuxième choc: longues jambes moulées dans un jean bleu clair; épaules baraquées sous une chemise à carreaux ouverte sur un t-shirt blanc; fossette au menton et mâchoire au carré; yeux verts, cheveux décoiffés et bouche indécente, l'acteur, né à Outremont de parents avocats, distille le charme du bum de bonne famille. Le tout mâtiné d'un air angélique - le même qu'il devait avoir quand il fréquentait, enfant, l'école des Petits Chanteurs du Mont-Royal.
Résumons: François Arnaud est cute à mort. Pour mal faire, il l'est davantage encore en personne qu'à l'écran. En prime, il possède une qualité rarissime: une Présence, avec un P majuscule. Du charisme? Plus que ça. Si j'étais ésotérique, je parlerais d'énergie, d'aura. Ce magnétisme ne se décrit pas; il se «ressent». (Je ne l'ai «ressenti» qu'une seule autre fois dans ma carrière d'intervieweuse: devant Roy Dupuis.)
REGARDEZ LES COULISSES DE LA SÉANCE PHOTO AVEC FRANÇOIS ARNAUD EN VIDÉO.




