Après Nicole Kidman, c’est Audrey Tautou qui a été choisie pour devenir le nouveau visage du parfum Chanel N°5. Elle refait équipe avec Jean-Pierre Jeunet, le réalisateur du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, pour un bijou de petit film publicitaire tourné dans l’Orient-Express. Entrevue.
Les égéries du N°5 avant vous ont été entre autres, Catherine Deneuve, Carole Bouquet et plus récemment Nicole Kidman. Quel est votre sentiment sur le fait d’appartenir maintenant à une telle dynastie ?
Ce n’est pas mal… Je me demande même ce que je fais là… Non, c’est étrange mais je vois ça comme une nouveauté, je ne me compare pas à ces grandes actrices, je ne me vois pas dans leur lignée. Je me vois plus proche du parfum en lui même, de son histoire et je dirais même de Coco Chanel, plutôt que de toutes ces femmes célèbres qui l’ont porté, je pense à Marilyn Monroe… Ce n’est pas ce qui me vient à l’esprit. Je suis très flattée et très honorée, ou alors j’ai envie de dire que j’ai peut-être une image de moi qui n’est pas exactement celle que d’autres ont…
Vous êtes trop modeste ?
Non, je suis heureuse. Je vais peut-être vous paraître prétentieuse mais je trouve que c’est une bonne idée de m’avoir choisie. C’est un parfum qui est très français, je ne fais pas du chauvinisme de base mais dans le raffinement, l’élégance, la délicatesse - je ne suis pas en train de me définir mais c’est souvent ce que l’on me dit des Françaises, en tout cas de l’image que les étrangers ont des Françaises, en tout cas du cliché de la Française ou de la
Parisienne… Je suis heureuse que ce soit… moi.
Vous n’aviez jamais fait de publicité, pourquoi ? Pourquoi avez-vous accepté celle-ci ?
J’ai toujours refusé de faire de la publicité, j’ai toujours refusé d’être l’image d’un parfum jusqu’à présent parce que je voulais d’abord me réaliser en tant qu’actrice et j’avais besoin qu’il y ait une sincérité dans mon «oui». J’avais besoin d’avoir un rapport sincère et authentique avec «l’objet» dont je suis censée faire la promotion, si je puis dire, en tout cas en être l’image. J’étais très exigeante. Je n’aurais pas pu être l’image d’un parfum dont je n’aime pas l’odeur et ça m’est arrivé de refuser à cause de ça.
Je n’aurais pas pu être l’image d’un parfum dont je n’aime pas l’odeur. Ça m’est arrivé de refuser à cause de ça.
J’avais besoin que ce soit un vrai rendez-vous et je crois que cette combinaison entre Jean-Pierre Jeunet, la Maison CHANEL que je connaissais depuis longtemps et vraiment qui a toujours été extrêmement bienveillante à mon égard, et ce parfum tellement exceptionnel, c’était vraiment un cocktail savoureux.
Cliquez pour voir le storyboard du film de Jean-Pierre Jeunet!




