Le dernier album du groupe Arcade Fire, The Suburbs était sans aucun doute le disque le plus attendu de l'été, voire de l'année. On a aimé!
Pagination
- 1
- 2
On écoute Arcade Fire
Dans les semaines qui ont précédé le lancement, Arcade Fire a multiplié les coups d'éclat, donnant des concerts improvisés devant quelques happy few ou encore face à une véritable marée humaine (pensons aux 10 000 curieux qui se sont déplacés pour l'entendre jouer dans le stationnement de la Place Longueuil en juin dernier). La blogosphère s'est enflammée et a analysé chaque morceau en détail.
Maintenant qu'on a l'album sous la main, on remarque qu'il tourne autour d'un thème, à l'instar de ses deux prédécesseurs, Funeral (qui était une sorte de marche funèbre) et Neon Bible (qui abordait les aspects sombres de l'américanité). Comme son nom et celui de certaines pièces (Suburban War ou Sprawl) l'indiquent bien, The Suburbs porte sur la vie de banlieue. Plus précisément sur celle de Houston, au Texas, où ont été élevés les frères Will et Win Butler, mais qui semblera familière à n'importe quel Nord- Américain ayant grandi à l'ombre d'une grande ville.
La musique, qui effectue quelques emprunts à d'autres styles (on entend un piano ragtime ici, une guitare punk là) n'est pas morose. Au contraire, Arcade Fire nous livre une nouvelle collection d'hymnes qui contrastent avec la grisaille ambiante de Laval, de Longueuil ou de Long Island.
Photo: Wikimedia




