Elle est belle, sulfureuse et controversée. Un an après le scandale entourant sa consommation de cocaïne, Kate Moss se retrouve plus convoitée que jamais.
Emmitouflée dans une veste en fourrure pour Dior, en petite tenue pour Agent Provocateur, couverte d'un trench-coat pour Burberry, vêtue d'un léger foulard pour Louis Vuitton, plus nue qu'habillée pour Stella McCartney: les campagnes de publicité mettant en vedette Kate Moss n'auront sans doute jamais été aussi nombreuses et prestigieuses que cet automne. Un an après avoir fait les manchettes pour quelques lignes de coke et avoir ensuite perdu une poignée de contrats, Kate Moss est redevenue incontournable. La rumeur veut même que son salaire ait plus que doublé, atteignant en 2006 la somme record de plus de 20 millions de dollars américains.
Elle verse dans la controverse
Défiant les lois de la physique médiatique, l'Anglaise est parvenue à désamorcer la controverse avec une facilité déconcertante. Son arme principale? Le silence. Fidèle à son habitude, la Greta Garbo des mannequins n'a pas accordé une seule entrevue lors du tumulte dont elle a été la cible. Ses regrets, elle ne les a pas étalés en pleurant à la télé, elle les a simplement résumés dans un communiqué laconique: «J'assume l'entière responsabilité de mes actes. Je reconnais également que je dois faire face à certains problèmes personnels et j'ai d'ailleurs commencé à prendre les mesures exigeantes, mais nécessaires, pour résoudre ces difficultés», avait-elle confié en septembre 2005.
Quelques semaines passées loin de la presse britannique et une cure de désintoxication plus tard, la revoilà plus populaire que jamais. Il est vrai que Kate Moss n'est pas une néophyte en matière de controverses. La Londonienne a défrayé les manchettes dès ses débuts. Découverte en 1988, à l'âge de 14 ans, à l'aéroport JFK de New York, la mannequin aux yeux noisette a d'abord suscité la curiosité en raison de sa taille. Avec ses 5 pieds 7 pouces (1,70 m), elle passe pour une naine dans le monde plus grand que nature des super-modèles.
Sa première grosse polémique, elle l'a toutefois déclenchée en 1993. Calvin Klein avait alors choisi la frêle jeune fille pour promouvoir ses sous-vêtements et son nouveau parfum Obsession. Trop maigre, trop pâle, Kate Moss est accusée d'encourager l'anorexie et devient le porte-étendard de la décriée tendance «héroïne chic». L'épisode laissera un goût amer dans l'esprit de la top. «Je pense que c'était juste l'époque, explique-t-elle. C'était le retour du balancier après le règne des filles plus en chair, comme Cindy Crawford, et les gens étaient choqués par ce qu'ils ont appelé le style “enfant misérable”. Que peut-on répondre à ça? Combien de fois aurais-je dû répéter que je n'étais pas anorexique?»



