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Un an sans alcool, prise 2

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Un an sans alcool, prise 2

[caption id="attachment_17338" align="aligncenter" width="625"] ©Getty Images ©Getty Images[/caption] J’ai un aveu à vous faire: je suis une récidiviste de la sobriété. C’est la seconde fois que j’arrête de boire pour toute une année. Oui, oui, 365 jours. C’était en 2013. Si quelqu’un m’avait dit que je serais capable de me priver d’alcool toute une année, je ne l’aurais pas cru. On aura compris que si j’avais décidé à l’époque de me priver de vin durant un an, ce n’est pas parce que je buvais un verre à l’occasion. En fait, c’est plutôt que toutes les occasions étaient bonnes pour boire: une journée difficile au bureau… ou une bonne journée, une chicane avec mon chum… ou une chouette sortie avec lui, une rencontre avec des amis… ou une soirée seule avec un bon roman. Je buvais pour me détendre, parce que je le méritais, parce que j’en avais envie, parce qu’on était vendredi, parce que j’étais fatiguée ou parce que j’étais d’humeur festive. Je buvais pour remplir un vide, je buvais pour déverser un trop-plein. Et comme je suis plutôt, euh, intense (disons-le comme ça), je ne me contentais pas d’un verre ou deux de vin. Je voyais bien que j’avais un problème. Mais je me disais que ce n’était pas si pire que ça. Je ne buvais qu’en soirée. Il m’arrivait même de sauter un soir de temps en temps – après avoir bu une bouteille la veille… (Remarquez, ça avait de bons côtés. Je redécouvre des séries DVD que j’ai déjà vues mais dont j’ai oublié des bouts pour cause de trop de vino!) Compulsive, moi? Et il y avait toutes ces nuits à mal dormir, tous ces réveils à être dans le brouillard, et surtout à me sentir honteuse et coupable. J’étais profondément malheureuse. Il fallait que ça s’arrête. J’avais l’impression que vie n’allait nulle part. Est-ce que ce fut difficile? À mon grand étonnement, force m’est d’avouer que non. J’étais vraiment décidée. Et puis, le fait d’arrêter de fumer en même temps (tant qu’à y être!) a facilité les choses. Ma vie a-t-elle changé du tout au tout durant cette année? Au risque d’en décevoir plusieurs, la réponse est non. Il faut dire que je ne suis pas seulement intense, je suis aussi compulsive. Je me suis donc mise à pratiquer le grignotage intensif. J’ai mangé mes émotions au lieu de les fumer ou de les boire. J’ai pris 10 kilos. (Maudite intensité!) J’ai donc changé une compulsion pour une autre. Un danger qui guette celles qui, comme moi, décident d’arrêter de boire sans avoir de plan d’action pour apprendre à vivre leurs émotions, tout simplement. (Bon, c’est pas si simple que ça, hein.) J’ai recommencé à boire en 2014. C’était le deal. Je voulais arrêter l’alcool pour un an, pas pour toute la vie. Au début, tout allait bien. Je prenais plaisir à boire modérément. Puis au fil des mois, ma consommation de vin est redevenue problématique. Je ne buvais pas tous les soirs, mais je buvais trop à mon goût (et au goût de mon foie). D’où l’idée d’arrêter de nouveau cette année, mais en faisant cette fois les choses différemment. Comment? Je vous dis ça la semaine prochaine. PLUS: C'est mon histoire: «J'ai bu en cachette pendant 25 ans» Blogue: So, so, so, sobriété! 7 conseils pour survivre à un mois sans alcool
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