Société
11 févr. 2014

Mon cadeau d’anniversaire: 24 heures sans iPhone et sans réseaux sociaux

Par sandraabirashed
Elle Québec
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11 févr. 2014

Mon cadeau d’anniversaire: 24 heures sans iPhone et sans réseaux sociaux

Par sandraabirashed

24_heures_sans_iPhone_et_sans_reseaux_sociaux Pour mon anniversaire, cette année, je me suis offert le plus beau cadeau du monde: une journée sans iPhone et sans réseaux sociaux. « Mais tout le monde va tenter de te joindre par téléphone, sur Facebook et par texto pour te souhaiter bonne fête, et tu ne répondras pas?» m’a demandé mon jules. Et moi d’acquiescer. « Exactement! Cette année, je m’offre une journée  100 % «débranchée!» Je sais, c’est triste d’en arriver à considérer une journée sans iPhone comme un cadeau, mais c’est la dure réalité. Je ne suis pas accro à mon téléphone intelligent (bon, peut-être un peu). Mais je me suis dit qu’éliminer les incessants échanges de textos, de messages et de courriels ou simplement cesser de me précipiter sur mon appareil à la moindre vibration ne pouvait en aucun cas me faire de mal. Voici le compte rendu de ma journée « débranchée» du dimanche 9 février. 7 h 35 Mon téléphone me sert avant toute chose de réveil. Puisque je n’ai jamais su comment télécharger des sonneries personnalisées, mes journées commencent au chant des criquets. Mais c’est décidé: pas de criquets le jour de mon anniversaire! Ce matin, j’ai été réveillée par une petite chatouille dans le cou, et un « Maaamaaannn» plein de tendresse. Ahhhh… je sens que je vais aimer ma journée low-tech. 8 h 45 Les enfants se préparent pour aller skier. « Est-ce qu’il fait froid aujourd’hui, maman?» Premier réflexe? Je vais chercher mon iPhone dans la cuisine: mon app Meteomedia me donnera l’info en deux secondes. Stop! « Je suis désolée, mon chou, demande à papa… ou encore mieux, ouvre la porte pour voir.» Et voilà. Il y a tant de solutions de rechange au iPhone! 9 h C’est papa qui ira au ski avec les enfants aujourd’hui (youpi!). Je décide donc de passer un coup de fil au spa du quartier afin de vérifier les dispos pour un massage de dernière minute. Pas de bol, le numéro est dans mon iPhone! Je me tourne vers mon fils qui fait une petite recherche sur le iPad… (Oui, d’accord… c’est un peu de la triche, mais, dans les faits, ce n’est pas moi qui ai «googlé»). Heureusement, il trouve ma démarche drôle et il embarque dans le jeu. 11 h 30 J’arrive au spa, sans iPhone. La seule chose dont je suis certaine, c’est que je suis à l’heure, car j’ai quitté la maison à 11 h 25. Avant mon massage, je plonge la main dans mon sac pour éteindre mon téléphone. Ah! C’est vrai, je ne l’ai pas, nul besoin de l’éteindre! Une chose de moins à faire! La vie est belle. Heure: aucune idée Le massage dure plus longtemps que prévu, il me semble. Une heure et demie? Deux heures? Je n’en ai aucune idée, car je n’ai plus aucune notion du temps. Je m’installe dans le salon du spa avec une tisane au tilleul et des magazines. Je me rends rapidement compte que de laisser la vie suivre son cours est libérateur. Aucun stress, aucun besoin de vérifier l’heure, aucune interruption: ni appels, ni textos, ni What’s App, ni fils de presse Twitter, Instagram, Facebook – nada, niente, rien du tout! Du coup, je ne vois pas le temps passer et je ressors du spa… quatre heures plus tard! Je continue mon défi « débranchée» pour le reste de la journée et c’est la zénitude to-ta-le, car j’ai fini par oublier que j’avais coupé le cordon avec mon iPhone. J’ai passé une journée entière sans ressentir le besoin de «réagir» en temps réel, et ça m’a fait un bien fou. Je pars ma « trentaine + 10» sur de bonnes bases. J’arrive à la conclusion que même moi qui suis folle de techno, j’entretiens une relation d’amour-haine avec mon iPhone (désolée Apple), qui me soumet à un rythme de vie effréné qui ne me semble pas toujours sain. Je me rends compte que je suis en interaction permanente et quasi instantanée via les courriels, les textos et les réseaux sociaux qui accaparent toute mon attention. Même durant mon «temps libre», j’arrive à trouver quelque chose à faire sur mon iPhone, histoire de combler les temps morts. C’est grave, pathétique même. Aujourd’hui, j’ai ralenti. Vingt-quatre heures sans mon iPhone… ma mère serait fière de moi. Un bon début, non? 22 h 30 Je suis dans mon lit et je me demande combien de souhaits d’anniversaire j’ai reçus sur mon mur Facebook, dans ma messagerie vocale ou mes apps textos. Je verrai bien quand j’allumerai mon téléphone demain matin. Mais pour le moment, il me reste encore quelques heures de sommeil avant que les criquets me réveillent… À LIRE Réseaux sociaux: Pourquoi certaines personnes partagent-elles trop? Un mois sans alcool Quiz: quelle fatiguée êtes-vous?
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