Société
30 sept. 2014

Je mène une double vie

Par mfrappa
Elle Québec
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30 sept. 2014

Je mène une double vie

Par mfrappa

[caption id="attachment_16088" align="aligncenter" width="650"] Mes terreurs Mes terreurs[/caption] Notre rédactrice en chef dévoile sa double vie. Du lundi au vendredi, c’est métro-boulot-dodo, et une fin de semaine sur deux, c’est trois enfants, dont deux ados. Premier épisode de ses confidences de #bellemèreindigne. Je mène une double vie. La semaine, je vis en colocation avec ma BFF et son chat obèse (au moment où on se parle, il pèse 24 lb et a atteint l’âge vénérable de 17 ans). Mon horaire tourne beaucoup autour du travail, du travail, du travail, des sorties avec les amis ou du sport. Parfois, un soir de la semaine, je monte dans les Laurentides pour rejoindre mon amoureux et ses trois fils. Sinon, tous les vendredis soirs, je mets mon chapeau de belle-maman. Cendrillon se transforme en princesse d’un coup de baguette magique? Moi, j’emprunte l’autoroute 15 N et je deviens belle-maman après une heure de route. Est-ce que j’ai trouvé ça facile de me retrouver belle-mère? Non. Est-ce que j’ai paniqué le matin où j’ai vu ces trois boys se battre pour avoir la meilleure place sur le canapé (c’est-à-dire dans le coin en L)? Oui. J’ai hurlé: «Stéphane, tes gamins se tapent dessus!» J’ai tellement paniqué que j’ai sauté dans ma voiture, direction Montréal, pour me sauver de cette responsabilité supplémentaire. C’était ma première rencontre avec ce trio infernal. Pourtant, j’avais été prévenue. Quand j’ai rencontré mon chum, il m’a annoncé la couleur dès le départ: Salut, moi c’est Stéphane. Je suis ébéniste, je vis dans les Laurentides et j’ai trois enfants. Dans ma tête, ça a fait: «Pouet, pouet, pouet, pouet…» J’avais déjà donné dans la famille recomposée/relation à distance. Finalement, après une cour effrénée, j’ai succombé au charme de mon amoureux…Et, j’ai pris tout le package, comme on dit… avec la crainte de rembarquer dans quelque chose que je n’assumerais peut-être pas. Pour avoir déjà été belle-maman d’une adorable petite-fille pendant cinq ans, je sais l’investissement (tant au niveau du temps que des émotions) qu’un enfant requiert. Là, c’était trois. Trois d’un coup. Des garçons en plus. Je n’avais aucune idée de comment ça fonctionnait des petits garçons (à l’époque, ils avaient 11, 9 et 5 ans). Des petites filles, ça, je savais. J’avais passé des soirées entières à regarder des vidéos de petits chats en faisant des «Hiiiiii, le petit persan est trop cuuuute!», à colorier des silhouettes de fées et à me mettre du vernis à paillettes sur les orteils. Là, je débarquais dans un tout autre univers, peuplé de monster trucks, de phrases aussi violentes que «je vais te tuer» dite par un coco de 5 ans à son frère de 11, de fusils, de soccer, mais aussi… de petits chats. Parce que les trois garçons de mon chum adorent les petits chats. Et pas pour les noyer! Trois ans plus tard, je pense que j’ai tissé un lien avec chacun des garçons. Je partage des moments de pur bonheur avec ce trio infernal. Je ne dis pas que tout est rose. Il y a des fois où je leur arracherais la tête tellement ils sont ch… des enfants. Mais le plus souvent, j’adore passer du temps avec eux (super bon prétexte pour regarder des films de mecs avec plein d’explosions, d’ailleurs), leur faire de la popote, discuter avec eux, leur faire découvrir de la musique, des bédés. Ma vie sans eux serait plate à mourir. Même si, je l’avoue, j’adore aussi les moments où ils ne sont pas là et que je suis seule avec mon amoureux. PLUS: Moi, Mélanie F., 36 ans et belle-maman C'est mon histoire: belle-mère à 21 ans
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