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MAMANS: FINIE, LA CULPABILITÉ!

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MAMANS: FINIE, LA CULPABILITÉ!

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Samedi dernier, je suis allée me promener avec mon amie Sonia. «Je suis crevée!, m’a-t-elle dit. Rayan (six mois) se lève encore toutes les deux heures et je manque vraiment de sommeil. Comment t’as fait avec ta fille, toi?» «Et le biberon? T’en penses-quoi? a-t-elle poursuivi. J’aimerais que son père puisse lui en donner un de temps en temps pour me permettre de sortir prendre l’air un peu. Mais est-ce que je pourrai continuer à allaiter quand même? Et les purées? Je commence par quoi? Est-ce que tu les faisais toutes toi-même ou tu les achetais?» Des questions, Sonia n’est pas la seule à s’en poser... Alimentation, dodos, gestion de crise, apprentissage de la propreté, dangers de la télé: les questionnements ne manquent pas quand on est parent! En fait, je dirais même que devenir mère (ou père) nous catapulte dans le monde du doute et de l’incertitude. Évidemment, il y a des personnalités plus ou moins anxieuses, n’empêche qu’on se demande souvent si on a pris la bonne décision dans telle ou telle situation. Des doutes sur l’éducation de sa fille, l’auteure américano-taïwanaise Mei-Ling Hopgood en avait aussi pas mal. Elle en avait d’autant plus qu’elle vivait avec son mari (américain) à Bueno Aires et qu’elle voyait bien que les Argentins avaient une tout autre façon d’éduquer leurs enfants. Curieuse d’en savoir plus sur les différents types d’éducation, cette passionnée de voyages s’est mise à faire des recherches sur le sujet et a interviewé des familles et des spécialistes de divers pays. Le résultat? Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud, et autres aventures éducatives du monde entier (JC Lattès). Un livre très instructif, pas mal distrayant et surtout très déculpabilisant! Parce qu’on se rend compte qu’il n’y pas UNE, mais mille et une façons d’élever nos petits. Des exemples? - En Argentine, les enfants se couchent très tard car leurs parents les emmènent à tous les partys, en famille ou au resto. - En Chine, l’apprentissage de la propreté se fait dès la première année. - Au Kenya et au Brésil, les parents n’utilisent pas de poussettes: ils portent leurs enfants. - Au Congo et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les enfants ne dorment pas seuls mais dans le même lit que d’autres membres de leur famille. - En Corée, les bébés de moins de deux ans sont toujours portés par leur mère ou un membre de leur famille. En fait, ce que montrent tous ces exemples et ce qu’explique l’auteure, c’est qu’on éduque nos enfants en fonction de notre culture et de nos valeurs. Ainsi, en Occident, c’est l’indépendance qu’on valorise. Du coup, on élève nos bébés dans ce sens. Ils passent une grande partie de leur temps dans des poussettes et des transats. Ils sont nourris à heures fixes, ont leur propre lit et si possible leur propre chambre. Dans d’autres pays du monde, c’est plutôt l’interdépendance et la solidarité qui sont les valeurs fondamentales dans la société. C’est pour ça que les enfants sont portés par leur mère toute la journée, qu’ils sont toujours entourés et qu’ils ne dorment jamais seuls. Intéressant, non?
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