Société
23 avr. 2014

Le manque de confiance: notre pire faiblesse

Par Violaine Charest-Sigouin
Elle Québec
Société
23 avr. 2014

Le manque de confiance: notre pire faiblesse

Par Violaine Charest-Sigouin
 

Le manque de confiance: notre pire faiblesse

Aussi incroyable que ça puisse paraître, la n°2 de Facebook, Sheryl Sandberg, souffre du syndrome de l’imposteur et attribue sa réussite à la chance, plutôt qu’à ses compétences et ses qualités. C’est du moins ce que cette puissante femme d’affaires affirmait dans son bestseller En avant toutes – Les femmes, le travail et le pouvoir (pour en savoir plus, lisez l’article Carrière, c’est le temps de s’affirmer). Le hic, c’est qu’elle n’est pas la seule femme à manquer d’assurance. Au cours de leur carrière, les journalistes américaines Katty Kay et Claire Shipman ont interviewé certaines des femmes les plus influentes de notre époque – dont Sheryl Sandberg – et ont réalisé qu’elles avaient toutes tendance à douter d’elles-mêmes. C’est cette constatation qui est à l’origine de leur livre The confidence Code: The Science and Art of Self-Assurance – What Women Should Know, parut la semaine dernière. Selon Katty Kay et Claire Shipman, ce cruel de manque de confiance est la raison pour laquelle les femmes se heurtent au plafond de verre dans leur carrière, alors qu’elles performent souvent mieux que les hommes à l’école. Il semblerait en effet, qu’aux yeux d’un employeur, l’assurance a autant de valeur que la compétence. Et bien souvent, c’est l’audace et la prise de risque qui permettent à un employé de grimper les échelons dans une entreprise. Or, les femmes ont tendance à s’atteler à la tâche et à attendre que quelqu’un remarque leur bon travail. «Elles ne réalisent pas que les règles ont changé quelque part entre la salle de classe et les cubicules. Une fois sur le marché du travail, elles ne sont plus récompensées pour leur parfaite orthographe et leurs bonnes manières. Les exigences qui mènent au succès ont changé et leur confiance en elle en prend un coup», expliquent les deux journalistes dans un article publié dans le magazine américain The Atlantic. Une étude a démontré que les hommes demandent une augmentation de salaire quatre fois plus souvent que les femmes et qu’ils réclament en moyenne 30% de plus. Une autre conclut que les femmes envisagent un poste de cadre uniquement lorsqu’elles ont 100% des qualifications requises, tandis que les hommes soumettent leur candidature même s’ils n’en possèdent que 60%. «Les femmes n'ont confiance en elles que lorsqu’elles sont parfaites. Ou pratiquement parfaites», observent Katty Kay et Claire Shipman. Vous reconnaissez-vous dans ce portrait?
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