Société
5 janv. 2015

Édito de janvier: «Pour ELLE et elles!»

Par mfrappa
Elle Québec
Société
5 janv. 2015

Édito de janvier: «Pour ELLE et elles!»

Par mfrappa
ELLE Québec janvier 2015 Anne Hathaway J'ai passé l’année à lire les journaux et à écouter les nouvelles télévisées avec un certain haut-le-coeur. On ne peut pas dire que 2014 restera célèbre dans les annales pour ses bonnes nouvelles en ce qui concerne les droits de la femme. Quand je pense aux exactions du groupe État islamique, aux révélations liées au mouvement #BeenRaped NeverReported (#Agression NonDenoncee, en français) et, sur un autre plan, à la hausse des tarifs dans les garderies, j’ai juste envie de m’écrier: «Pauvres de nous!» En fait, je me suis rarement sentie aussi impuissante. Que puis-je y faire? Et que pouvons- nous y faire, nous, en tant que magazine féminin? La réponse m’est venue en octobre dernier durant une discussion avec mes collègues du Elle international, l’organisme qui chapeaute les 45 éditions Elle dans le monde. Cette réponse réside dans la mission première de Elle, dans son ADN. Le Elle est le magazine des grands combats féminins. Par exemple, en 1970, Hélène Lazareff, la fondatrice de Elle France, avait eu l’idée de lancer les États généraux de la femme, une immense réflexion sur la condition féminine d’après Mai 68. Cette brillante initiative a contribué à l’élaboration de plusieurs projets de loi portant sur les droits de la femme. Je ne sais pas si les articles de Elle Québec mèneront à l’adoption de nouvelles lois, mais je nourris l’espoir que les sujets que nous abordons réussiront du moins à sensibiliser les lectrices à la cause des femmes d’ici et d’ailleurs. À ce propos, des reportages comme ceux sur l’ambition au féminin (p. 48) et la cyberintimidation (p. 58) sont particulièrement éloquents. Je ne sais pas de quoi 2015 sera fait. Ce dont je suis certaine par contre, c’est que notre magazine continuera plus que jamais à défendre les grands combats féminins. Ce dont je suis encore plus certaine, c’est que notre équipe éditoriale va plus que jamais chercher à alimenter cet empowerment, ce pouvoir d’agir. Nous n’avons pas fini de le conjuguer au féminin pluriel. Pour elles, au nom de Elle. À LIRE: Culture du «bitchage»: les femmes sont-elles leurs pires ennemies? Surf: les filles font des vagues Non aux viols sur les campus! Nos envies 2015
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