Seriez-vous capable de vous priver de shopping pendant un mois? De faire fi des soldes sur les marques griffées, de bouder l'arrivée des nouvelles collections dans les boutiques? Une accro au shopping a risqué l'expérience...
Je. Ne. Suis. Pas. Une. Acheteuse. Compulsive. Spontanée, certes. Mais PAS compulsive. Aussi ai-je été (légèrement) étonnée quand mes collègues m'ont désignée à l'unanimité pour cette expérience d'un mois sans shopping. Il est vrai que le jour où la fée Économe est passée, je n'étais pas là. Partie magasiner, diront les mauvaises langues. Mais de là à croire que quatre malheureuses petites semaines sans dépenser seraient pour moi une torture? Pfff.
Bon, je dois confesser que mon conseiller financier était ravi que je tente le coup. Lui qui ne cesse de me répéter que la question n'est pas de savoir si j'ai ENVIE d'un nouveau sac à main (ou d'une robe - même en solde), mais si j'en ai BESOIN. N'a-t-on pas toujours besoin d'un nouveau sac à main (ou d'une robe - surtout en solde)? «Non», me répond- il invariablement en levant les yeux au ciel. Ah bon?
Je dois aussi avouer que la journée précédant ce mois de disette, je suis allée faire une (petite) razzia dans les boutiques. (Que celle qui ne s'est jamais empiffrée de gâteau au chocolat avant de commencer un régime me jette la première pierre!) Je me suis trouvée très bonne les premiers jours. Jusqu'à ce que ma collègue qui m'avait enrôlée dans ce projet sadique m'explique patiemment, en levant les yeux au ciel (serait-elle parente avec mon conseiller financier?), qu'un mois sans shopping ne signifiait pas un mois sans rien acheter, mais bien un mois «à ne pas ma-ga-si-ner». Quoi? Moi qui me sentais si fière d'être entrée dans trois boutiques l'après-midi même et de n'avoir pas dépensé un sou! Zut!




