Consacrée super-modèle par la presse internationale, égérie du parfum ELLE, d'Yves Saint Laurent, la Canadienne Coco Rocha nous présente ses designers chouchous.
Son premier contrat
8 h 50 L'opération maquillage démarre sous la direction du rédacteur en chef mode Denis Desro. Pendant que Geneviève s'active aux pinceaux, Coco décrit son nouvel appart de New York, the place to be pour un mannequin en pleine ascension. Aussi bien l'avouer: chacune des personnes présentes ressent au coeur une pointe d'envie. Même pas 20 ans, et déjà propriétaire d'un condo à Manhattan, avec terrasse immense donnant sur un parc...
On oublie que la belle a signé son premier contrat à l'âge de 15 ans. Repérée par une agence de Vancouver au cours d'une compétition de danse irlandaise, elle rallie la cohorte des mannequins anonymes et interchangeables qui bossent pour les magazines européens et les catalogues asiatiques. Son entrée en 2006 à l'agence Elite de New York change la donne. Le photographe Steven Meisel vient, comme à son habitude, jeter un coup d'oeil sur les portfolios des petites nouvelles. Son regard percute celui de Coco, et il décide de la prendre sous son aile. Avoir comme mentor le meilleur et le plus puissant des photographes de mode du monde, c'est le rêve.
En compagnie de Meisel et de maman Juanita, Coco s'envole pour Milan. Une séance photo pour Vogue Italie est prévue. «Je n'arrivais pas à croire que j'étais sur le même set que Gemma Ward et Amanda Moore, moi, la totale inconnue de Vancouver qui n'était encore jamais montée sur une passerelle!» La couverture de Vogue lui ouvre les portes: elle participe à la Fashion Week de New York, puis présente les créations des couturiers italiens. À Paris, elle est partout. La cerise sur le gâteau: Marc Jacobs la choisit pour ouvrir et fermer le défilé Louis Vuitton.
Défilé de la collection automne-hiver de Christian Dior/ photo: Marcio Madeira



