Tendances
6 nov. 2008

La garde-robe des femmes politiques

Par Martina Djogo
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Tendances
6 nov. 2008

La garde-robe des femmes politiques

Par Martina Djogo

Le bikini turquoise de Ségolène, la robe multicolore de feue la mairesse Boucher, les 150 000$ dépensés par Sarah Palin… En politique, les ensembles portés par les femmes de pouvoir font souvent les choux gras des médias. Pour elles, s'habiller est un peu comme marcher sur une corde raide: d'un côté, on peut vous accuser d'avoir l'air d'une matrone (Hillary Clinton), de l'autre, d'être habillée comme une pin-up (Cristina Fernàndez de Kirchner). Pour d'autres femmes politiques, le pouvoir est grisant et les coffres de l'État, tout près. Alors, qui porte quoi et pour combien? Album photos de 10 femmes qui ont défrayé la chronique avec le contenu de leurs armoires.
1. Sarah Palin, colistière de John McCain
Une journaliste du site Politico.com a récemment révélé que le Parti républicain avait investi 150 000$ dans le relooking de Sarah Palin. Pourquoi dépenser autant si c'était pour lui faire porter le même tailleur rouge chaque jour? L'article ne le dit pas. Les porte-paroles républicains jurent que les vêtements de «Caribou Barbie» seront distribués à des organismes de charité après la campagne présidentielle. On veut les adresses.
Pourquoi le scandale? Parce qu'une hockey mom ordinaire ne porte pas de vêtements griffés…
2. Michelle Obama, épouse de Barack Obama
Michelle Obama a du style. Le New York Times affirme même que l'épouse du prochain président s'inspire de la tradition établie par d'autres premières dames américaines, comme Barbara Bush et Jacqueline Kennedy: robes simples, lignes années 60, fausses perles et longueurs au genou.
Pourquoi on en parle: Parce que madame Obama a un style unique, même si elle ne pige pas dans les collections de haute couture. En entrevue chez Jay Leno, il y a quelques semaines, elle portait un ensemble de la marque J. Crew. Coût total : 340$. Pas mal plus accessible que les tenues de Sarah Palin.
3. Cindy McCain, épouse de John McCain
Comparée à une Michelle Obama très moderne, Cindy McCain donne une image beaucoup plus classique et réservée. C'est une héritière: elle en a le physique, l'image et la garde-robe.
Pourquoi on en parle: À la convention du Parti républicain, en septembre, Cindy McCain est apparue dans un ensemble Oscar de la Renta assorti à des boucles d'oreilles en diamants et une montre Chanel. Coût total estimé:près de 300,000$.
4. Cristina Fernàndez de Kirchner, présidente de l'Argentine
À 55 ans, la présidente argentine ne fait aucune concession côté look: tailleurs haute couture, escarpins à talons vertigineux, maquillage outrancier, lèvres gonflées, longue crinière auburn… Cristina Fernàndez de Kirchner est une pin-up de la politique. Plus libéraux, les Argentins?
Pourquoi le scandale? Pendant la campagne à la présidence, madame Kirchner a été surnommée «la reine du botox». Elle assume: «ce qui dérange [les critiques], ce n'est pas mon maquillage et mes cheveux, c'est qu'on menace leurs intérêts», a-t-elle déclaré.


5. Imelda Marcos
, ex-première dame des Philippines
Pendant que la plus grande partie de son peuple avait à peine de quoi se nourrir, Imelda Marcos accumulait les chaussures: Chanel, Ferragamo, Givenchy, Dior… La femme du président avait des goûts de luxe, et les coffres de l'État lui servaient de portefeuille. Faut croire que les Philippins ne sont pas rancuniers: de retour au pays il y a quelques années, la grande collectionneuse a inauguré un musée de ses chaussures à Manille. Inusité.
Pourquoi le scandale? Parce que 2 700 paires de chaussures, c'est un peu excessif, surtout quand c'est le peuple qui paie.
6. La reine Rania de Jordanie
La très belle reine de Jordanie est souvent assise aux premiers rangs des défilés. Mais jusqu'à maintenant, la reine a gardé profil bas: pas question de mettre une jupe trop courte ou un décolleté trop plongeant! Impliquée dans la défense des droits des femmes et des enfants, la reine Rania ne veut pas être identifiée à la frivolité et à l'extravagance.
Pourquoi on en parle: Parce que la reine Rania se sert de son image progressiste et moderne dans les médias occidentaux pour donner un autre visage à l'islam.7. Grace Mugabe, la femme du président zimbabwéen Robert Mugabe
Pendant que l'inflation au Zimbabwe atteint des records, Grace Mugabe achète des chaussures. Dans son pays, la première dame a été surnommée «première magasineuse», tellement son penchant pour les vêtements de luxe est célèbre.
Pourquoi le scandale? Parce que les dernières élections zimbabwéennes ont été qualifiées d'illégitimes par le monde entier, et que l'inflation atteint désormais 231 million% dans le pays. Aux dernières nouvelles, Grace magasinait toujours.


8. Rachida Dati,
ministre de la Justice en France
La ministre a défrayé la chronique à plusieurs occasions: elle est la première fille d'immigrants maghrébins à occuper un poste aussi haut dans le gouvernement, elle est enceinte et célibataire, elle s'habille en Dior et Yves Saint Laurent.
Pourquoi le scandale? Il y a quelques mois, la maison Yves Saint Laurent réclamait des milliers d'euros à Rachida Dati pour des factures impayées. C'est que madame Dati avait décidé de se tourner vers Dior, un concurrent… Depuis, les deux parties se sont arrangées à l'amiable.9. Yulia Tymoshenko, première ministre de l'Ukraine
Surnommée «la princesse de la Révolution Orange» et «la princesse du gaz» en Ukraine, Yulia Tymoshenko a acquis un statut quasi mythique à travers sa lutte contre la corruption. Le symbole qui la caractérise: une impeccable tresse paysanne enroulée autour de la tête. Portée avec des vêtements vus aux derniers défilés, bien sûr.
Pourquoi on en parle? Parce que Yulia Tymoshenko s'est servie d'une imagerie populaire en Ukraine pour se donner l'image d'une vraie «Jeanne d'Arc slave» se portant à la défense du peuple. Malin!
10. Cherie Blair, avocate et épouse de l'ex-premier ministre britannique Tony Blair
Lorsque son époux était premier ministre, Cherie Blair était souvent critiquée pour ses goûts de luxe qui cadraient mal avec la plateforme populiste de son parti. Madame Blair avait aussi la réputation de trop aimer les cadeaux des designers et d'exploiter sa position pour faire de l'argent.
Pourquoi le scandale? À un moment où deux députées du Labour Party discutaient de l'opportunité pour les leaders politiques de s'afficher avec des sacs à main de luxe, Cherie Blair se faisait photographier avec un sac sur mesure de Tanner Krolle. C'était au sommet du G8 de l'an dernier, et les médias en ont fait leurs choux gras.
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