Tendances
8 sept. 2016

5 questions à Louise Lamarre, présidente de la boutique Henriette L.

Par Manon Chevalier
Boutique Henrielle L.: 5 questions à Louise Lamarre

Gilet à appliques de fleurs,  I’M ISOLA MARRAS et robe en maille, de Yohji Yamamoto

Auteur : Manon Chevalier

Tendances
8 sept. 2016

5 questions à Louise Lamarre, présidente de la boutique Henriette L.

Par Manon Chevalier

Celle qui a repris les rênes de la boutique que sa mère, Henriette Lamarre, a fondé il y a déjà 35 ans, voue une véritable passion pour le travail des créateurs les plus novateurs de la planète mode. Pas étonnant que sa boutique exclusive de l’avenue Laurier, à Outremont, abrite les créations des plus grands, tels Sonia Rykiel, Yohji Yamamoto, Issey Miyake et Robert Clergerie. Elle nous livre ici les secrets de la longévité d’Henriette L., et plus encore...

1. Comment expliquez-vous le succès jamais démenti de votre boutique?

Je crois sincèrement qu’il tient à l’esprit ouvert et toujours en quête d’innovation que je cultive chez Henriette L. Je pense aussi que le fait de proposer des pièces au style unique, très loin de celles qu’on peut retrouver partout en ligne ou dans d’autres boutiques, y est pour beaucoup!

2. Depuis la dernière année où vous avez repris la boutique, vous avez opté pour de nouveaux labels (Acne Studios, HaaT d’Issey Miyake, See by Chloé,  Antonio Marras, etc.). Qu’est-ce qui vous convainc d’adopter une collection?

La première chose que je me demande, c’est si moi ou mes clientes aurions envie de porter les vêtements qu’on me montre en showroom, à New York ou à Paris. Car ce ne sont pas tant des vêtements que j’achète que des pièces pour des femmes que j’aime et dont j’imagine le mode de vie. Si j’ai un coup de cœur pour une collection, je m’assure que chaque pièce soit impeccablement coupée et agréable à porter. Vous savez, un vêtement sur un cintre est parfois très différent, une fois enfilé. C’est pourquoi j’essaie sur place tous les vêtements qui m’intéressent; je scrute leur confection, leur tombé… Même chose quand je reviens à Montréal, afin de mieux comprendre la beauté et la particularité de chaque pièce, pour les proposer judicieusement à mes clientes.

3. Acheter des collections, à raison de dizaine de milliers de dollars à chaque saison, représente un risque considérable, n’est-ce pas?

Tout à fait! Qu’il s’agisse des tenues de créateurs confirmés ou d’étoiles montantes, on ne peut jamais, jamais, jamais prévoir comment elles seront adoptées par les femmes… C’est un pari à chaque fois et c’est vraiment exaltant. J’aime les artistes et leurs créations. J’aime leur univers, leur façon de voir le monde et d’habiller la femme. D’ailleurs, lorsque je voyage pour acheter des collections, je me vois comme un galériste à la recherche de nouveaux artistes et de nouvelles œuvres. C’est un travail très créatif.

 

4. Quelle est votre plus belle surprise, côté créateurs?

C’est la collection HaaT – Issey Miyake, sans hésiter! Chaque vêtement est une création pure où chaque fil, chaque fibre et chaque tissu est un bijou d’innovation! Et que dire des lignes et des volumes à l’esprit japonais? Toutes les vestes, les robes et les blouses que j’ai choisies cet été se sont vendus en deux semaines. Un vrai hit!, sans doute parce qu’on ne les trouve pas ailleurs en Amérique du Nord. Ce sont des pièces rares qu’on ne peut même pas dénicher en ligne… Et j’en suis très fière!

 

5. Avouons-le, les pièces griffées sont souvent très chères. Que dites-vous aux fanas de mode plus jeunes ou à celles en quête de bonnes affaires ?

Qu’elles surveillent nos soldes! Il ne faut se gêner d’attendre qu’une veste ou une jupe soit soldée à 70%. C’est souvent la meilleure façon de s’offrir une première pièce de créateur dont on rêve. Une pièce qu’on gardera des années dans sa garde-robe, voire toute une vie!

http://www.henriettel.com/

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