Québec, Orford, Beauce, Montérégie... On les trouve partout nos créateurs de mode chéris! Portraits de six designers établis à Québec et en région.
Geneviève Dostaler
Dans les années 1970, après ses études à l'École nationale des arts décoratifs à Paris, la modiste Geneviève Dostaler est tombée amoureuse... du tricot.
Le tricot lui fait découvrir le monde du prêt-à-porter… Petit à petit, sa passion la pousse à explorer d'autres matières se spécialiser dans les accessoires indispensables pour se protéger du froid. «J'ai commencé à faire des vêtements d'enfants avec chapeaux coordonnés. Puis j'ai arrêté le tricot pour me consacrer uniquement aux chapeaux-foulards-mitaines».
Dans un pays où hiver rime avec chapeau, la voie pourrait sembler facile... Pourtant, ce n'est pas simple de créer des chapeaux à la fois pratiques et agréables à porter. «Le chapeau fait partie de l'hiver québécois! Il se doit d'être avant tout confortable, mais on peut aussi lui donner un brin de fantaisie», souligne la modiste. Mises à part les rigueurs du froid, elle pense aussi au soleil de l'été et offre une petite gamme de chapeaux d'été.
Les prix? De 45 à 65$ le chapeau. Les créations de Geneviève sont vendues à La Baie, chez Simons, dans les salons des métiers d'art de la planète, aux États-Unis... et on les a même vus dans le film québécois Les Aimants.
Vixitez le site Geneviève Dostaler.
Atelier Girard-Goulet
Claude Girard a délaissé le prêt-à-porter pour se consacrer à sa nouvelle passion: les manteaux, vestes et chapeaux en laine bouillie d'Autriche.
C'est dans son atelier artisanal à Saint-Joseph-de-Beauce, dans la région Chaudière-Appalaches, qu'il confectionne des vestes classiques mais d'un style plus jeune et original que celles issues de la tradition autrichienne, mieux connues sous la griffe Geiger.
«J'aime les belles textures et la qualité irréprochable de la laine bouillie», explique Claude Girard. «Les manteaux, créés il y a six ans, demeurent aussi beaux que mes tout derniers modèles. La laine ne bouloche pas, les couleurs restent éclatantes».
Autre avantage: très versatiles, les vêtements en laine bouillie se portent du printemps jusqu'à la fin de l'automne. «Il suffit d'enlever ou d'ajouter des couches en-dessous!», assure la créatrice. Et côté couleur, tout est permis: cerise, bleu poudre ou bleu jean, olive, orange, prune...
Les prix commencent à partir de 500$ pour un manteau, et 100$ pour un chapeau. Claude Girard développe aussi depuis peu une gamme de vêtements et accessoires en polar que l'on trouve à la boutique des Métiers d'art de Montréal, au Marché Bonsecours.
Atelier Girard-Goulet: 854, av. Sainte-Thérèse. Saint-Joseph-de-Beauce. Visite sur rendez-vous: (418) 397 4854.
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