Designers
11 sept. 2015

Rencontre avec Emily Haines, designer invitée chez Rudsak

Par Emmanuelle Martinez-Curvalle

Getty Auteur : Elle Québec Crédits : Getty

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11 sept. 2015

Rencontre avec Emily Haines, designer invitée chez Rudsak

Par Emmanuelle Martinez-Curvalle

1) Comment est née cette idée de collaboration avec Rudsak, qui semble tellement évidente quand on y pense?
N'est-ce pas? C'est exactement ce que je ressens. D'ailleurs, les meilleures choses qui me sont arrivées dans la vie sont souvent venues à moi le plus naturellement du monde. J'ai la chance d'être indépendante professionnellement, je ne subis donc aucune pression de la part d'un label ou d'un manager pour faire ceci ou cela. Si je me lance dans un projet, c'est parce que j'en ai profondément envie.

Lorsque j'ai rencontré l'équipe de Rudsak à Montréal et que j'ai constaté la qualité des matières avec lesquelles elle travaille et, surtout, ce style, classique et intemporel, ç'a été un coup de foudre immédiat!

Notre première collaboration, la personnalisation de ce blouson en cuir - D'ailleurs, l'as-tu vu? Il est bien, hein? - m'a permis d'incorporer des éléments qui me tiennent à cœur (col doublé façon serpent, symboles qui représentent chaque membre du groupe Metric) et d'autres qui sont directement reliés à mon nouvel album, Pagans in Vegas. J'ai très hâte à notre prochaine session créative, qui aura lieu demain. Avec le directeur artistique de Rudsak pour me guider, je pourrai vraiment me lancer dans le design complet d'un modèle de perfecto et laisser libre cours à mon imagination. C'est vraiment un projet emballant!

2) Le blouson en cuir étant LA pièce iconique d'une garde-robe rock, ça n'a pas été trop difficile de se l'approprier?
Pas vraiment. Au-delà du fait qu'un blouson en cuir doit, selon moi, avoir une coupe parfaite, ce que j'aime du modèle que j'ai personnalisé, c'est sa doublure, sa petite poche intérieure, bref, les petits détails qui le rendent spécial, sans que ce soit ostentatoire. Personne ne veut du tape-à-l'œil... Enfin, excepté ceux qui aiment ça... mais je n'en fais pas partie! (rires)

3) Qu'aviez-vous en tête pendant le processus créatif? Quel était votre objectif premier?
Ce qui m'a guidée, c'était l'envie de faire une pièce que tout le monde peut porter, qui confère une certaine élégance tout en ayant une petite touche différente, singulière. Bon, le fait qu'il n'existe qu'en quatre exemplaires le rend déjà pas mal spécial (rires), mais on a voulu aller plus loin. C'est pour ça que j'ai inclus le collier à clés, une pièce exclusive inspirée de notre prochain album. Et la citation gravée au dos du blouson, «When there was a wilderness, we wandered wild and free», c'est un autre petit détail qui donne le sentiment que ce perfecto peut nous accompagner dans tout un tas d'aventures...

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4) Comment le porteriez-vous?
Je l'imagine complétant une tenue chic, comme une robe du soir à paillettes, quelque chose d'un peu spectaculaire et d'ultraféminin. Mais, instinctivement, j'ai envie de te répondre qu'au quotidien j'opterais pour une combinaison de basiques indémodables: un jean bien coupé, un t-shirt blanc, un foulard XXL au besoin, et c'est parti pour la journée.

5) Que regardez-vous en premier si vous cherchez un blouson en cuir?
Il faut que le cuir soit souple et doux, et la coupe près du corps. Celui que je porte en ce moment, signé Rudsak, est comme une seconde peau. Il tombe parfaitement et demeure féminin en plus de me donner l'impression que je pourrais le porter du matin au soir, sans grelotter si le temps se rafraîchit.

6) Après la veste en cuir, y'a-t-il une autre pièce que vous aimeriez revisiter?
Je suis toujours en quête du parfait pantalon, celui qui me fait sentir à la fois féminine et forte, et dans lequel je peux bouger, voyager. C'est la combinaison de tout ce que je recherche en ce qui a trait au design: de la structure, de l'élégance, des matières de qualité, une coupe soignée. Des vêtements qui sont à la hauteur de notre valeur à nous, les femmes, qui travaillons fort tout le temps. On est trop bonnes dans ce qu'on fait pour ne pas s'accorder la crédibilité et l'assurance qu'on mérite. Ça se reflète aussi dans le style qu'on dégage et les vêtements qu'on porte. Il vaut mieux investir dans un beau morceau qui nous met en valeur, plutôt que d'acheter plus de pièces inconfortables et mal faites.

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7) Le nouvel album de Metric, Pagans in Vegas, sort le 18 septembre. Peut-on en savoir plus?
Oh oui! Cet album est en fait la première partie de deux opus. Il est très électro, mais c'est le son électronique à ses débuts, avec une influence de groupes comme Depeche Mode, Joy Division, New Order, The Cure... Ça donne une petite idée de nos références.
Le deuxième album, qu'on dévoilera l'année prochaine, sera plutôt une continuité de mon dernier album solo, Knives Don't Have Your Back, sorti il y a presque 10 ans. On y utilise des instruments organiques, on joue tous ensemble et on enregistre en une prise; le son est très naturel, très «cinématique» et mélancolique. J'espère que nos fans aimeront! Et puis, on a lancé cette application, le Pagan Portal, qui est, selon moi, l'antiappli par excellence (rires). Aujourd'hui, la musique est souvent utilisée comme appât pour vendre des produits aux internautes. On a voulu créer un espace uniquement dédié à la musique, une sorte de refuge où nos fans peuvent écouter gratuitement et en primeur nos nouvelles chansons. Ils peuvent aussi y dénicher toutes les infos qui concernent le groupe, comme les dates de concert, les préventes de tickets, etc. C'est aussi là que j'écris aux fans. Bref, tout ce qui concerne Metric s'y trouve, mais c'est avant tout un lieu dédié à la musique.

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