Envoyer à un ami

Envoyer à un ami

* Champ obligatoire.

IMA, divine gipsy queen

Ses fans ne jurent que par sa voix, lumineuse comme le soleil de la Toscane. Après des années d'errements discographiques, IMA s'est enfin trouvée. Récit en trois étapes d'un triomphe inespéré.

Par
Steve Proulx
evaluation

Pagination

  • 1
  • 2
IMA, divine gipsy queen

C'est à cause d'elle que des vieux airs comme Laisse-moi t'aimer ou Que Sera Seranous trottent encore dans la tête. Pour son troisième album, Smile, sorti au printemps 2007, IMA s'est drapée de chansons passées de mode. Et ça lui va à ravir.

Un disque d'or, des refrains qui roulent à plein régime à la radio, une tournée de spectacles et même une place dans la liste des célibataires les plus hot du Québec... La belle blonde de 29 ans a des ailes. Tout comme le papillon qu'elle s'est fait tatouer sur le dos.

Problèmes de décollage
«Je voyais en elle le potentiel d'un Garou ou d'une Alanis Morissette», raconte au bout du fil l'agent et ami d'IMA, Alessandro Cerundolo.

C'est en 1998 qu'il rencontre sa future protégée au restaurant Globe, boulevard Saint-Laurent, repaire des jet-setters à Montréal. Marie-Andrée Bergeron, alias Ima, y travaille alors comme serveuse, tout en poursuivant ses études pour devenir comédienne et chanteuse.

Attablée aujourd'hui dans un resto de la rue Laurier, vêtue d'un haut sobre et d'un jean, la chanteuse au regard velouté se raconte d'une traite, tant avec les mains qu'avec les mots.

«Je servais des stars comme Paul Newman et les Spice Girls, et j'espérais toujours qu'un producteur me découvre!» relate celle que nous avons réussi à kidnapper une heure pour l'entrevue... et une journée pour les photos!

En l'entendant chanter, Alessandro est séduit par la voix de la jeune femme de Châteauguay. Assez pour abandonner sa carrière en marketing dans le domaine de la formule 1, afin de porter au sommet cette blonde bourrée de talent.

En 2001, Ima remporte le premier prix du concours Ma première Place des Arts dans la catégorie Interprète. C'est un départ. Un an plus tard, elle lance un premier album éponyme aux contours pop-rock, qui passe pratiquement inaperçu. C'est qu'au même moment le Québec a les yeux tournés vers les vedettes de Star Académie. Contre un tel bulldozeur culturel, il n'est pas facile de s'imposer en tant que nouvelle voix.

«À un moment donné, je me suis rendu compte de la place démesurée qu'occupait cette téléréalité», se souvient la chanteuse, qui croit que le maigre succès de son premier disque a quelque chose à voir avec Star Ac. Car bien qu'il réunisse de gros noms de la pop d'ici et d'ailleurs (Sylvain Cossette, Mario Pelchat, Zucchero...), le CD ne se vend qu'à 4000 exemplaires.

Zone de turbulence
Déçue par ce premier rendez-vous raté avec le public, Ima nourrit de grands espoirs pour son deuxième album.

Espoirs légitimes, car elle bosse désormais avec le plus efficace des fabricants de vedettes locales, depuis plus d'un quart de siècle: Guy Cloutier (René et Nathalie Simard, Natasha St-Pier, Martine St-Clair).

La suite, on s'en doute. Ima est en plein dans la production de son nouveau CD lorsque l'affaire Cloutier éclate. Le choc. Le producteur cède sa maison de disques à sa fille, Véronique. Et Ima disparaît au milieu de la tempête. «Pendant qu'on travaillait sur l'album, il y avait un gros ménage dans la compagnie, explique-t-elle. Des collaborateurs partaient, de nouveaux arrivaient...» C'est dans ce contexte de tumulte et de restructuration que le disque Pardonne-moi si je t'aime sort en mars 2005. «Lors du lancement à Montréal, il n'y avait presque pas de médias, se souvient la chanteuse. Et cinq mois après sa parution, on m'a dit que l'album était mort.»

Pendant que Pardonne-moi si je t'aime aboutit au cimetière des CD, Ima décroche le rôle de la chanteuse de jazz Sandra Johnson dans la série Casino, à Radio- Canada. Le public la voit sous un nouveau jour. Pour la plupart des gens, il s'agit en fait d'une première rencontre. «Je récoltais de belles critiques pour mon jeu, mais mon compact ne marchait plus, relate-t-elle. Et ça n'allait pas bien avec ma maison de disques.»

Après Casino, Ima se remet en question. Elle songe même à tout quitter, avant de s'envoler vers l'Italie, son «pays de coeur». «J'ai dû être Italienne dans une autre vie», confesse-t-elle. Là-bas, elle redécouvre le plaisir de chanter ses classiques, Piaf, Aznavour... la musique qui a bercé sa jeunesse. Au resto, ses copains lui demandent souvent de pousser la chansonnette. «Je le faisais tout bas, a cappella. Puis les clients du resto finissaient par m'écouter et me priaient de continuer, encore et encore», raconte l'éternelle optimiste, qui replonge dans ses souvenirs avec le sourire.

À VOIR EN VIDÉO: UNE PHOTO AVEC IMA

Photo: Leda & St.Jacques

COMMENTAIRES.

Aucun commentaire.

Commentez

* Champ obligatoire.

concours

Publicité

ActuELLEs: Célébrités

Autres ActuELLEs Célébrités »

Publicité



Restez connecté

Partenaires