Révélée dans The Devil Wears Prada, la comédienne, depuis, enfile les succès. Le dernier en date, Rachel Getting Married, pourrait même lui valoir un oscar. Rencontre avec la star de l'heure.
À Hollywood, paradis de la blonde oxygénée, la présence d'une pétillante brune comme Anne Hathaway est rafraîchissante. Surtout que la jeune actrice de 26 ans possède le charme et l'élégance d'une Audrey Hepburn, et un sourire à la Julia Roberts. Sourire qu'on a d'ailleurs pu admirer souvent en 2008, car Anne Hathaway a connu une année exceptionnelle. On a beaucoup parlé du succès qu'elle a remporté au box-office grâce à Get Smart; des nombreuses couvertures de magazines où elle est apparue (dont le W, en octobre dernier, sur lequel elle est métamorphosée en déesse du futur); de Lancôme, qui l'a choisie comme égérie pour son parfum Magnifique; de sa rupture avec le playboy italien Raffaello Follieri, épinglé par le FBI pour fraude et blanchiment d'argent, éclaboussant au passage son image de fille parfaite; puis, de sa liaison avec l'acteur Josh Lucas, amorcée pendant leur présence à la convention démocrate de juin, où Barack Obama a obtenu l'investiture de son parti. Mais s'il ne fallait retenir qu'une chose, c'est que 2008 a été pour Anne Hathaway l'année de Rachel Getting Married, le film de Jonathan Demme, dans lequel elle incarne une ex-junkie bousculant par sa franchise les préparatifs du mariage de sa soeur. Un rôle qui a consacré son talent et fait naître les premières rumeurs d'oscar la concernant. Au Festival international du film de Toronto, où on l'a rencontrée en septembre dernier, elle flottait sur un nuage – quelques jours plus tôt, à Venise, Rachel Getting Married avait été ovationné, et la performance de l'actrice, encensée par tous. Dans la Ville Reine, elle a éclipsé Keira Knightley et les autres grosses pointures hollywoodiennes venues fouler le tapis rouge sous la mitraille des photographes. Devant la porte de l'hôtel InterContinental, les fans lui ont fait un accueil triomphal, tandis qu'à l'étage une meute de journalistes, disséminés par petits groupes dans différentes salles de conférence, attendaient sagement leurs 30 minutes d'audience. Mis à part sa bonne humeur et des cernes autour des yeux causés par quelques nuits blanches passées à fêter son succès, rien dans son attitude ne trahissait ce nouveau statut durement acquis. Vêtue d'un simple jean moulant ses longues jambes et d'un joli chemisier lilas, cette fille ultrasympathique, qu'on voudrait tous pour amie, s'exprime avec franchise et clarté, sans une once d'arrogance ou de prétention. «Je suis enfin arrivée à un stade où je n'ai plus envie de plaire à tout prix. Pour la première fois de ma vie, je peux affirmer que je me sens bien dans ma peau», dit celle qui vient d'être honorée par le Elle américain à l'occasion du 15e Annual Women in Hollywood Tribute, aux côtés de Halle Berry, de Jane Fonda et de Sigourney Weaver. Que de chemin parcouru depuis The Princess Diaries, qui l'a fait connaître au début de la décennie! Pour lire notre article Le look d'Anne Hathaway sous la loupe, cliquez ici




