À propos de Patricia Lachance

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À 10 ans, j’étais rédactrice en chef d’un magazine sur l’écologie (distribué en exclusivité sur ma rue, au prix imbattable de 50 cents). À 12 ans, j’animais des ateliers de sensibilisation à la pollution dans mon école. Deux décennies (et des poussières) plus tard, je livre mon corps à la science en testant une myriade de produits plus respectueux pour notre planète. Vous pouvez me lire sur le blogue de la Fondation David Suzuki, mais aussi dans les pages culturelles d’ELLE Québec. Car même si j’ai la conscience verte, je ne me nourris pas exclusivement d’épeautre et de luzerne. Je carbure aussi au cinéma, à la musique et à la littérature. De la musique noise à l’opéra, du film d’art expérimental en 8 mm aux superproductions hollywoodiennes : je goûte à tout, mais il m’arrive parfois d’avoir des crises d’allergies!

Sorties Notre entrevue avec les gars de Local Natives à Osheaga

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 Notre entrevue avec les gars de Local Natives à Osheaga

Taylor, Kelcey et Matt du groupe Local Natives lors de leur passage à Osheaga

Ils nous ont enchantés avec leur mélodies percussives au festival Osheaga, le week-end dernier. On a profité de leur passage à Montréal pour bavarder avec Taylor Rice, Kelcey Ayer et Matt Frazier, membres du quintette de Los Angeles, Local Natives.

Est-ce la première fois que vous jouez à Osheaga?

Taylor: Oui. Mais on a déjà vécu à Montréal pendant près d’un mois, car on a enregistré ici une grande portion de notre dernier album, Hummingbird.

Quels endroits avez-vous aimé fréquenter?

Kelcey: On habitait sur le Plateau et, chaque matin, on allait au Café Névé chercher notre petit déjeuner. J’aimais bien aussi ce minuscule café [NDLR: Le sardine] avec des murs en lambris de bois, où on fait des beignets maison.

Matt Frazier: On allait aussi souvent au parc du Mont-Royal. Il y avait là-bas des gens qui s’adonnaient à des jeux de rôles.

Taylor: C’était délirant! (rires)

Kelcey: Je ne sais pas pourquoi, mais on a le don de se ramasser au milieu de rassemblement du genre. Je me rappelle, durant la tournée nord-américaine de notre premier album, on a séjourné dans un hôtel où se tenait un comic-con. Tout le monde était déguisé en personnages dont on ignorait jusque-là l’existence!

Quelle est la différence entre jouer dans une salle de spectacle et dans un festival?

Taylor: C’est vraiment l’fun de jouer devant une foule immense. Il y a sans doute des gens à l’avant de la scène qui connaissent déjà notre groupe, mais aussi tous ces autres plus loin qu’on a envie de rallier à notre musique.

Kelcey:  Dans un festival, on a souvent que 30 minutes pour jouer. On ne sait jamais si ce sera formidable ou si ce sera le pire jour de notre vie! comme lorsqu’on a des soucis techniques. Quand ça se passe bien, qu’on sent la connexion entre nous et le public, ces spectacles peuvent nous procurer un sentiment de satisfaction vraiment plus intense que les plus petits shows pour lesquels on consacre plus de temps. Et ça nous prend toujours par surprise.

Y a-t-il un groupe de musique qui a changé votre vie?

Kelcey: Broken Social Scene. On était au secondaire quand l’album You Forgot It in People est sorti. Je crois que la plupart d’entre nous ont découvert un truc qu’on n’avait jamais entendu auparavant: le mélange des sonorités, les mélodies et même le style de production… Les membres du collectif proviennent de différents horizons musicaux, alors chaque pièce de ce disque est un univers en soi.

Matt: Il y a plusieurs albums qui m’ont marqué, mais je crois que celui-ci a de particulier le fait qu’il rejoint universellement tous les membres de notre groupe.

Quel a été le meilleur spectacle de votre vie?

Taylor: On a  vu Nick Cave jouer plusieurs fois l’année dernière, notamment au festival Coachella auquel on participait: une des performances les plus inspirantes que j’ai vues depuis les dernières années!

Un artiste avec qui vous rêvez de collaborer?

Kelcey: Jon Hopkins. Je suis tombé en amour avec son dernier album Immunity – comme beaucoup des membres de mon groupe. On s’oriente d’ailleurs de plus en plus vers la musique électronique.

Peut-on alors s’attendre à quelque chose de très différent pour votre troisième album?

Taylor: Nous sommes cinq dans le groupe et nous ne cessons de nous pousser mutuellement.

Kelcey: C’est vrai qu’on se persécute pas mal entre nous! (rires) En fait, c’est très difficile de définir ce que sera notre troisième disque, car nous sommes tous impliqués dans sa création. Chacun d’entre nous avons nos propres goûts, nos influences personnelles, que nous tentons d’infuser dans notre musique. Mais on a tous le désir de se dépasser.

En tournée, c’est un bon moment pour composer?

Kelcey: Je dirais que c’est de plus en plus facile. Parce qu’on a maintenant une plus grosse équipe qui nous accompagne en déplacement.

Taylor: Malgré tout, ça demeure difficile pour moi d’être en mode composition, alors que j’essaie de concentrer mon énergie à donner de bonnes performances scéniques.

Matt: Et pour parvenir à finaliser une pièce, c’est mieux lorsqu’on est réuni dans notre studio à L.A. pour un certain temps. C’est plutôt rare qu’on reste longtemps au même endroit en tournée!

Comment choisissez-vous vos vêtements de scène?

Taylor: C’est sûr qu’on est plus consciencieux pour un show que pour aller acheter notre café, disons…

Kelcey: C’est devenu quelque chose de très naturel; ce n’était peut-être pas le cas à nos débuts, mais je crois que maintenant on choisit tous des vêtements qui nous montrent sous notre meilleur jour, dans lesquels on se sent bien.

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