La biologie cellulaire et le potentiel époustouflant des cellules souches sont en train de révolutionner la médecine actuelle. Mais qu'en est-il des cosmétiques? Zoom sur un phénomène en pleine expansion.
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«Le 21e siècle sera celui des cellules souches, comme le 20e siècle a été celui de l'ADN», affirme le Dr Jacques Galipeau, leader du volet thérapeutique du Réseau de cellules souches (RCS). Dans l'univers des cosmétiques, c'est la capacité de ces cellules à freiner le vieillissement cutané qui attire l'attention des chercheurs. «Les cellules souches adultes sont nichées dans tous les organes de notre corps, y compris dans la peau, explique le Dr Galipeau. Elles assurent la régénération des tissus, en cas de blessure, par exemple.»
Comme leur nombre décroît avec l'âge et qu'elles ne se renouvellent pas de façon naturelle, l'objectif visé est de venir stimuler leur activité de façon artificielle. Mais y a-t-il des risques à le faire? «Il faut être très prudent quand on chatouille les cellules souches, rappelle le Dr Galipeau. Car si on pousse trop fort, ça pourrait mener à des effets secondaires indésirables, comme une hyper-prolifération de ces cellules (psoriasis) ou même un cancer.» À l'heure actuelle, les compagnies de cosmétiques se contentent donc de renforcer l'environnement naturel des cellules souches à l'aide de complexes d'ingrédients actifs. «Il n'est pas question de “surstimuler” les cellules souches, mais plutôt de favoriser leur développement dans un environnement optimal», confirme Edouard Mauvais-Jarvis, directeur de la communication scientifique de Dior.







