Un demi-million de Finlandais la pratiquent, l'Europe l'a adoptée; chez nous, elle fait ses premiers pas. Qu'est-ce qu'on attend pour s'y mettre
D'où vient la marche nordique
De la Finlande. Elle a été inventée à la fin des années 90 pour permettre aux skieurs de fond des pays scandinaves de s'entraîner pendant l'été. Mais très vite, elle a gagné en popularité et s'est démocratisée: elle compte aujourd'hui des centaines de milliers d'adeptes en Europe. La raison de cet engouement? «C'est une activité de plein air dynamique et complète, relativement simple, qui se pratique très bien en groupe et qui requiert très peu d'équipement», résume Yan Loiselle Blanchard, entraîneur et président de Chinook Aventure. Tentant!
Ça consiste en quoi au juste?
«Comme en ski de fond, on marche en accentuant le mouvement naturel des bras et en propulsant le corps vers l'avant à l'aide de bâtons», explique l'entraîneur. Pour qu'elle soit pleinement efficace, cette marche fitness exige toutefois une bonne maîtrise des mouvements de base. Pour ça, mieux vaut suivre un stage d'initiation de quelques heures ou s'inscrire à des séances d'entraînement de groupe.
Pour qui?
Les grandes sportives comme les débutantes y trouvent leur compte. En effet, «l'avantage de la marche nordique, c'est qu'elle peut se prati-quer à différents niveaux d'intensité», souligne Yan Loiselle Blanchard. Bref, fini les excuses!
Outre les bâtons, on a besoin d'une paire de chaussures de sport ou de marche et d'une tenue de plein air adaptée aux conditions météorologiques.
Où et à quel rythme?
«La marche nordique peut se pratiquer presque partout (en ville, à la montagne, en forêt) et durant toute l'année», précise l'entraîneur. Un atout certain, car ça permet de varier les conditions de marche à l'infini. La fréquence idéale pour en retirer tous les bienfaits: «de 60 à 90 minutes, deux fois par semaine», conseille Yan Loiselle Blanchard.
Photo: Pierre-Luc Bernier




