Fini, l'été: on se remet en forme. Mais pour tenir le coup, on doit éviter les erreurs courantes- relevées par nos experts -et adopter ces sept trucs béton pour tenir bon.
1. AGIR ET S'INSCRIRE
Erreur courante
En parler beaucoup, planifier, organiser... À trop cogiter, on finit par rater les débuts de session.
Bonne stratégie
Arrêter d'en parler et agir! «Toutes les études le montrent: l'inactivité physique équivaut à fumer un paquet de cigarettes par jour, en plus de favoriser l'obésité et la dépression», rappelle Sylvain Cyr, v.-p. aux ventes chez Nautilus Plus. «Mais l'exercice physique doit être inscrit dans un projet de vie, pas juste dans son agenda! Ça commence par monter les escaliers et marcher au lieu de prendre sa voiture, ajoute Nathalie Lacombe, directrice des cours et porte-parole des Centres de mise en forme VitaVie; on ne peut pas espérer des miracles de motivation en s'inscrivant dans un gym alors qu'on ne fait même pas le minimum.» Élémentaire, ma chère! Mais alors pourquoi êtes-vous en train de lire cet article? Parce que vous ne voulez pas recommencer les mêmes erreurs que ces 10 dernières années, pendant lesquelles vous avez perdu une fortune en abonnements et pas un seul malheureux kilo.
2. TROUVER SON RYTHME
Erreur courante
Aller à la piscine tous les matins à 6 h précisément, faire du step à 19 h, entre le souper et les devoirs des enfants, courir après une longue journée de travail...
Bonne stratégie
Posez-vous des questions sur les raisons de vos échecs passés: un horaire mal pensé est peut-être à l'origine de vos défections. «Il est important de connaître son rythme biologique pour profiter pleinement de l'activité physique et se sentir bien après, explique Yseult Théraulaz, instructrice au YMCA. Faire de la gym à midi et avaler un sandwich à toute allure risque de perturber votre digestion et d'annuler tout le bien-être engendré par l'exercice. Mais c'est peut-être aussi l'heure où vous avez le plus d'énergie. À vous de déterminer le vrai bon moment.» Quant au rythme, si on y va deux fois par semaine, c'est déjà très bien. Il est essentiel de se garder un peu de «jus» pour la semaine suivante et faire en sorte que l'entraînement ne devienne pas un facteur supplémentaire de stress. Contrairement aux idées reçues, les professionnels suggèrent fortement de pratiquer une activité sportive pendant la semaine afin de l'inclure dans une période d'activité et non de repos. «Le week-end, ajoute Nathalie Lacombe, c'est le bon moment pour vérifier les bénéfices d'un entraînement régulier et enfin suivre ses chums en vélo sans craquer! Ce n'est pas le workout qui motive le plus, mais ce qu'on en fait par la suite.»
3. FAIRE CE QUE L'ON AIME
Erreur courante
Essayer l'Ashtanga yoga à la Madonna, le Pilates comme les copines et l'aérobie enseignée par Josée Lavigueur, mais ne pas savoir ce qui nous plaît vraiment et ce qui convient à notre tempérament.
Bonne stratégie
«Souvenez-vous de ce que vous aimiez quand vous étiez plus jeune, suggère Josée Lavigueur, porte-parole d'Énergie Cardio. Si c'était la natation, retournez nager. Le volleyball? Partez à la recherche d'un club. Si vous avez toujours été allergique aux cours collectifs, trouvez une activité plus solitaire.» Bref, on ne doit pas aller à l'encontre de ses penchants naturels. Les néophytes qui ont passé leur jeunesse dans les vestiaires (et uniquement là) peuvent profiter des cours d'initiation (souvent gratuits) ou des journées portes ouvertes en début de session pour trouver une activité qui leur plaît vraiment, que ce soit le tango ou la musculation. De nombreux centres sportifs offrent un abonnement permettant aussi de changer de cours régulièrement. «Il faut choisir l'activité plutôt que l'horaire, avance Yseult Théraulaz; si on est vraiment heureuse de pratiquer cette activité, on se débrouillera pour y aller...» L'aspect social est également important pour la motivation: «Les cours collectifs, surtout au début, sont souvent beaucoup plus stimulants que l'entraînement sur le tapis roulant en solitaire ou devant son DVD dans le sous-sol», souligne Nathalie Lacombe.
4. CHOISIR LE GYM QUI NOUS VA
Erreur courante
On se trouve nulle dans ce gym où gars et filles sont des pétards. Le coût est exorbitant, et c'est loin de chez soi.
Bonne stratégie
«Dans un tel état d'esprit, il est difficile d'apprécier n'importe quel gym», affirme Nathalie Lacombe. Mais certains critères de base vous aideront à choisir un lieu plutôt qu'un autre: l'accessibilité, la propreté, des vestiaires qui respectent votre intimité, une ambiance qui vous ressemble. «Une des erreurs les plus fréquentes est de croire qu'un gym près de chez soi est plus pratique que près de son travail, explique Yseult Theraulaz; or, une fois rentrée à la maison, on a rarement le courage de repartir.» Le prix de l'abonnement est important, bien sûr, mais là aussi, tout dépend de sa motivation. «Je dis toujours aux gens que l'abonnement annuel équivaut au coût d'un café par jour», souligne Eveline Canape, directrice des opérations au Québec des Centres de mise en forme VitaVie.
5. SE FIXER DE VRAIS OBJECTIFS
Erreur courante
Vouloir courir le marathon l'an prochain, perdre 15 livres en trois mois, avoir le corps de Hally Berry en deux mois...
Bonne stratégie
Les pros sont unanimes: «L'objectif premier de l'activité physique est d'être en forme et de profiter pleinement des bienfaits quasi immédiats du sport, souligne Nathalie Lacombe. Au bout de quelques séances, on dort mieux, on digère mieux, on se sent moins déprimée...» La sécrétion d'endorphines générée par l'activité physique procure très vite «un sentiment de bien-être général que le subconscient veut rapidement reproduire», affirme Josée Lavigueur. C'est la fameuse drogue du sport qui va vous titiller les jours où vous êtes une lamentable guenille. «Si on focalise uniquement sur un objectif ultime, comme celui de perdre du poids, on risque d'être vite déçue», explique Sylvain Cyr, de Nautilus Plus. Il faut compter au moins deux mois avant de voir de petits résultats esthétiques, ajoute Nathalie Lacombe, car on commence par perdre de l'eau avant de brûler de la graisse. L'important est de se fixer des objectifs de comportement, comme aller s'entraîner régulièrement, plutôt que vouloir perdre cinq livres, par exemple. Mais on garde courage: les deux ne sont pas incompatibles!
Erreur courante
Se fier aux copines pour aller au gym, reporter au lendemain si l'une d'elles déclare forfait...
Bonne stratégie
La vérité fait mal: on est seule dans la vie et entièrement responsable de ses actes. «La stratégie de la copine est une arme à double tranchant, reconnaît Josée Lavigueur. Oui, c'est sympa d'y aller avec elle mais, quand cette amie flanche, elle vous donne une excuse en or pour craquer à votre tour. Il faut aussi choisir entre la copine et l'activité. Ce qui fait le plaisir de l'une ne fait pas forcément celui de l'autre.» Si on tient vraiment à bouger avec une amie, on y va avec celle qui est nettement plus avancée que nous: un peu d'émulation ne fait pas de mal et elle, elle ne lâchera pas! Il y aussi l'option du chum sportif qui nous pousse à nous dépasser. Le problème, c'est quand on arrive à le dépasser, lui... En somme, mieux vaut ne compter que sur nous-même et sur notre volonté en acier inoxydable.
7. ENTRAÎNEUR PRIVÉ OU PAS?
Erreur courante
Croire qu'on sait tout et qu'on est une pro, qu'on peut se bâtir un programme parfait sans l'aide de personne.
Bonne stratégie
«Les études sont formelles, affirme Eveline Canape: on obtient trois fois plus de résultats avec un entraîneur privé, car celui-ci détermine un programme personnalisé qui permet de maximiser le temps d'entraînement et d'avoir des résultats plus rapides, donc plus de motivation pour continuer.» Presque tous les centres de conditionnement physique offrent des formules donnant accès aux services d'un entraîneur privé pendant une ou plusieurs séances, le temps de se mettre sur les rails. On peut ensuite voler de ses propres ailes et faire simplement le point avec son entraîneur tous les deux ou trois mois. Différents tests permettent également d'évaluer sa condition physique; il suffit de se renseigner au moment de l'inscription. «Il est facile de se fatiguer inutilement et de faire de mauvais mouvements qui causeront de la douleur. Ce sont autant d'éléments démotivants, ajoute Yseult Théraulaz; le sport, ça représente un effort mais ce n'est pas un calvaire! Les professionnels sont là pour vous conseiller, profitez-en.»
POUR OPTIMISER NOS EFFORTS
Quoi manger et quand
Pour le cardio, moins on a de sucre dans le corps, plus on brûle de graisse: l'idéal serait donc d'être à jeun le matin. Pour le tonus musculaire, il est par contre préférable d'avoir un peu de sucre dans le sang. On peut par exemple grignoter une barre de céréales, une banane ou des fruits secs (pas de noix, c'est trop gras) environ une heure avant de s'entraîner. «Il n'y a cependant pas de règle unique, explique Yseult Théraulaz, instructrice au YMCA, il faut apprendre à se connaître.»
Les étirements
Ils sont indispensables après un effort, et non avant celui-ci. Les muscles, contractés pendant l'activité sportive, doivent être étirés pour se relâcher et reprendre leur taille initiale. Les étirements permettent aussi d'évacuer l'acide lactique généré par l'effort, mais n'éliminent pas les courbatures, qui sont provoquées par des minidéchirements musculaires. Rien de dramatique néanmoins: les courbatures signifient simplement que vos muscles ont bien travaillé. Toutefois, si vous êtes incapable de marcher, c'est davantage le signe que vous avez mal travaillé plutôt que... trop.
ON Y FONCE



