C'est bien connu, notre alimentation influence notre humeur. Pour combattre le stress et le spleen, on mise sur les aliments «bien-être».
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La protéine du lait
S'appuyant sur ses nombreuses recherches, Yves Pouliot, professeur au Département des sciences des aliments et nutrition de l'Université Laval, croit fortement aux vertus antistress de certains peptides (des constituants des protéines) contenus dans le lait. Cependant, un verre de lait, à lui seul, ne contiendrait pas suffisamment de peptides pour avoir un impact significatif sur notre niveau de stress. Aussi, afin de pallier ce déficit, ce professeur a mis au point le Lactium F200, un produit aux propriétés calmantes dérivé de la protéine du lait. On peut se le procurer dans les pharmacies sous les marques Seriane et ProCalm. À consommer 30 minutes avant d'affronter une situation stressante ou avant de se coucher si on a des troubles du sommeil.
Le magnésium
On se sent hyperémotive? Cap sur les aliments riches en magnésium tels que les noix et les graines, le tofu (choisir celui dont l'étiquette indique «coagulé avec du chlorure de magnésium»), le flétan, les épinards, les pommes de terre et le riz brun, surtout si on a tendance à être nerveuse. En effet, le stress cause un déficit de magnésium dans notre organisme.
Le chocolat
Phényléthylamine, anandamide, théobromine et caféine font partie des précieux ingrédients du chocolat qui modulent notre humeur. Ces deux premiers éléments «phytochimiques» possèdent des propriétés euphorisantes: l'anandamide fait partie de la famille du cannabis; la phényléthylamine, elle, est naturellement produite par notre organisme lorsque nous sommes amoureuses. Quant à la caféine et à la théobromine, elles ont une action stimulante sur notre corps et notre esprit. On comprend mieux pourquoi il est si difficile de résister au carré de chocolat. Mais attention: on opte pour du noir et on limite la consommation à deux carrés par jour.
Les oméga-3
Selon certaines études, notamment celles menées par le Dr David Servan-Schreiber, auteur du livre Guérir, les acides gras de type oméga-3, principalement ceux d'origine marine (présents entre autres dans le saumon, le thon, le maquereau et la sardine), pourraient prévenir les états dépressifs.
Conseil: toujours favoriser l'aliment au supplément. Néanmoins, celles qui ne raffolent pas du poisson peuvent, avec l'accord de leur médecin, opter pour les oméga-3 en gélules.
À mettre au menu quand le moral est sur le déclin: le ragoût de grand-maman et les crêpes au sirop de papa. Bien souvent, le simple fait que ces plats nous rappellent des moments heureux passés en famille suffit à nous réconforter.
Le guide qu'il nous faut
Nourrir son cerveau, de Louise Thibault (Les Éditions de l'Homme). On y trouve des suggestions d'aliments, des recettes et des menus pour être au summum de sa forme physique et psychologique (22 $).



