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Fini, les menstruations!

De plus en plus de femmes choisissent de supprimer leurs règles, avec la bénédiction de leur médecin. Ont-elles raison de le faire?

Par
Isabelle Cuchet
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Fini, les menstruations!

Nadine ne voudrait pas vivre sans ses menstruations. Pour Dominique, c'est le contraire: à l'idée d'en être débarrassée, elle trouve la vie beaucoup plus belle. Ces deux femmes dans la trentaine sont en pleine forme. Elles travaillent, font du sport, ont une vie sexuelle active. Pourtant, si l'une considère que les règles font partie de sa féminité, l'autre les voit plutôt comme un mal nécessaire... Apparemment, plus pour très longtemps. En effet, il est désormais possible d'éliminer les règles et le syndrome prémenstruel (SPM).

On annonce que la pilule supprimant les menstruations sera offerte en 2006. En réalité, «elle devrait arriver beaucoup plus tard, dans cinq ans peut-être», croit la Dre Diane Francoeur, chef du Département d'obstétrique-gynécologie à l'hôpital Sainte-Justine et vice-présidente de l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec. Mise au point par le laboratoire Wyeth, la pilule Anya est décrite par ses promoteurs comme celle qui délivrera les femmes de leur calvaire mensuel.

La pilule en continu
La fin des règles grâce à une prescription médicale? L'idée n'est pas neuve. Cela fait des années que certaines femmes ont découvert le moyen de se débarrasser de leurs menstruations, mais jusqu'à récemment, le secret restait confiné entre les quatre murs des cabinets médicaux. Le truc: utiliser en continu la pilule contraceptive classique, composée de 21 comprimés actifs (contenant des oestrogènes et des progestatifs) et de sept placebos. Après 21 jours, entamer immédiatement une nouvelle plaquette plutôt que d'avaler les placebos. Cet apport constant d'hormones fera cesser les menstruations.

«Au début, je proposais aux femmes de sauter leurs règles à l'occasion, par exemple lorsqu'elles partaient en voyage, raconte la Dre Céline Bouchard, du département d'obstétrique et de gynécologie de l'Université Laval, mais beaucoup d'entre elles ont vite pris l'habitude d'éviter systématiquement les menstruations.»

Selon la Dre Diane Francoeur, au Québec, environ 15 % des femmes prennent aujourd'hui la pilule en continu, la plupart pour des raisons médicales (endométriose, anémie, risques importants de cancer de l'utérus ou des ovaires), et d'autres parce qu'elles ont des douleurs ou des saignements abondants. Cette pratique n'a cependant pas été approuvée par Santé Canada.

Ce décalage entre la réglementation et la réalité devait être corrigé. «Il fallait s'assurer que les médecins prescrivaient la pilule en continu de façon vraiment sécuritaire», explique la Dre Céline Bouchard, qui vient de terminer une étude clinique destinée à tester la pilule annuelle Anya, le premier contraceptif sans placebo (tous les comprimés sont actifs) conçu pour être pris 365 jours par année.

Photo: Studio André Doyon

 



COMMENTAIRES.

  • Skyce
    Published:
    2012-05-21 2:01 PM

    Je vois pas comment des femmes peuvent avoir envie de garder leur règles, c'est pénible comme c'est pas permis ! Non seulement on est énervé, on a mal partout et on grossit mais en plus on peut à moitié bouger avec cette serviette de m****. Bref, vive cette pilule !!!!!
  • love
    Published:
    2011-12-10 9:13 PM

    alléluia si cette pillule existe sur le marché pcq J’en peu plus de mes règles abondante. Dès que je commence à avoir des idées suicidaires, je sais que c mes règles qui s'en vient. Sans compter la prise de poids de 7 kg et les douleurs extrêmes au ventre du premier aux 4 ème jours et moi sa dur 7jours.
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