Peut-on manger sans se priver et rester mince? Maigrir sans régime? Oui, affirment les auteures d'un nouveau livre sur l'alimentation. Démonstration.
Éloge de la lenteur
Si cette méthode semble facile en apparence, elle n'a rien d'un régime perdez-dix-kilos-en-cinq-jours. Les gens ne maigrissent pas tous au même rythme. «L'approche que je préconise n'a rien d'immédiat, prévient Guylaine Guevremont. Le plus gros du travail peut s'échelonner sur trois mois, voire un an, selon le nombre de kilos à perdre. Ça demande de l'ouverture et de la patience.
«La méthode ne réussira pas avec une femme qui me dit: “Je veux perdre du poids, et vite!”, mais elle réjouira celle qui a tout essayé et qui n'en peut plus de se priver. D'ailleurs, plusieurs femmes croient que, si elles ne fondent pas dès la première semaine, c'est parce qu'elles font partie de celles pour qui cette méthode ne marche pas.
Cependant dès qu'elles perdent leurs premiers kilos, elles reprennent confiance en elles. Puis, elles retrouvent leur poids d'équilibre. Et pour longtemps.» Sans compter le plaisir que leur procure la réappropriation de leur corps. «Enfin débarrassées du carcan qu'elles se sont imposé, les femmes cessent de se priver et mangent à leur faim en reconnaissant ce qui est bon pour elles. Mon plus grand bonheur, c'est de les entendre s'exclamer: “Après des années de privation, j'ai gagné la lutte contre les kilos en trop. J'ai enfin le dernier mot!”» Le mot de la faim, sans aucun doute.
Dans Mangez! – Un livre antirégime, prominceur et progourmandise, la nutritionniste Guylaine Guevremont et la journaliste Marie-Claude Lortie prônent l'approche antirégime pour perdre ses kilos superflus et stabiliser son poids. Le mot d'ordre: manger de tout, à condition d'avoir faim et d'arrêter quand on est repu. Un principe facile en apparence, que les auteures nous aident à respecter grâce à un programme de 14 semaines.



