Santé et forme

J’ai testé: Moi, culturiste?

J’ai testé: Moi, culturiste?

J'ai testé le culturisme. Photographe : Getty Images

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J’ai testé: Moi, culturiste?

Adepte de sports en tout genre, le culturisme n’a jamais fait partie des activités que j’avais envie d’essayer. En fait, je pensais que le bodybuilding était un type de concours de beauté, auquel seuls les Arnold Schwarzenegger de ce monde pouvaient participer. Pas vraiment mon genre! Mais l’article C’est mon histoire: je suis devenue culturiste a piqué ma curiosité, et j’ai décidé… d’essayer le culturisme! Compte-rendu de mon expérience.

Avant de débuter ce défi de cinq jours dans la peau d’un bodybuilder, je me suis d’abord informée. J’ai appris qu’il existe plusieurs sous-catégories en culturisme. Parmi celles-ci, il y a le women’s physique, qui met de l’avant la symétrie du corps et la musculature. Pour m’aider à mieux comprendre cet intense régime de vie, j’ai rencontré une professionnelle qui le connaît très bien, Claudya Martellino, entraîneure, préparateure physique et culturiste depuis 2011.

Elle m’a expliqué que, selon notre métabolisme et nos objectifs, les calories ingérées varient. Durant cet essai, mon régime alimentaire sera composé de 1000 calories divisées en 3 repas, un shake et 3 collations santé par jour. Dans mon cas, cette diète permettra d’augmenter ma masse musculaire, d’éliminer le gras superflu et ainsi d’obtenir la définition musculaire. Mon défi? Ne pas manger de dessert. Fan de Dairy Queen, cette semaine sans crème glacée sera tout un sevrage! En ce qui concerne le plan d’exercices quotidien, je devais compléter une routine de 2 heures et de 30 minutes de cardio à jeun. Prête, pas prête, je me lance!  

Jour 1.

5h00: Je me lève tôt (très tôt!) afin d’aller courir à l’extérieur durant 30 minutes, avant même de déjeuner. Le ventre vide, la course est pénible.  De retour à la maison, je suis étourdie et épuisée. Il n’est que 6:00 du matin et, tout de suite, je triche en mangeant un gros déjeuner, hors du plan alimentaire, pour me remettre d’aplomb. La journée s’annonce longue!

Jour 2.

5h30: Je remplace ma course par une marche rapide de 30 minutes. Résultat? Je suis moins étourdie, mais légèrement faible. À mon retour, un vrai déjeuner de sportif m’attend. Au menu; une tasse de gruau, un œuf et une tasse de petits fruits accompagnés d’un grand verre d’eau. Arrivée au bureau vers 8h, j’ai déjà faim. (Soupir!) Vers 11h, mon ventre gargouille. Je rêve à mon lunch, si peu excitant soit-il: 100 grammes de poulet et 2 tasses de légumes verts. Après l’avoir dévoré, j’ai encore faim! En attendant ma collation d’après-midi, je bois des litres d’eau pour tenter de faire taire mon estomac qui grogne.

18h00: Mon entraînement en salle débute. La faim me consume et, à la fin de ma séance, je suis complètement vidée. Ma récompense? Un shake au chocolat. (C’est-à-dire une cuillère de protéines à saveur de chocolat mélangée à 1 litre d’eau.) La journée tire à sa fin et je dois préparer mon souper, composé de 100 grammes de viande, de 2 tasses de brocolis cuits-vapeur et d’un litre d’eau. (Insérer ici l’emoji eyeroll!)

Jour 3.

Les deux heures d’entraînement quotidiennes ont passé en un claquement de doigts. Je commence à m’y faire, malgré quelques courbatures. Mon highlight de la journée? Mon shake protéiné chocolaté post-entraînement! (Lire: enfin un peu de chocolat pour combler mon manque de sucre!) Le sentiment de faim est aussi de moins en moins présent. Mon corps semble déjà s’habituer à mon nouveau régime. Pour souper, le même scénario se répète, mais cette fois j’asperge mon poulet de moutarde. J’ai découvert  que ce condiment ne contient presque aucune calorie. Yeah! Par contre, l’envie d’un grand blizzard aux Oreos se fait toujours ressentir... Encore deux jours à tenir. #ouf!

Jour 4.

Une routine s’installe. Je mange mécaniquement. Toujours un verre d’eau à la main, je respecte ma diète au quart de tour. Toutefois, une invitation à un 5 à 7 pourrait chambouler mon horaire de bodybuilder. De retour chez moi après mes exercices physiques, il est déjà tard et je n’ai plus envie de rejoindre mes amis. Je respecte donc mon programme et je mange en solo. Vers 21 heures, je rêve d’un cornet au chocolat trempé dans de petits bonbons arc-en-ciel. Je décide de tricher et de manger deux fraises avant de me coucher, question de faire passer ma rage de sucre.  

Jour 5.

M’entraîner, manger et boire de l’eau. Voilà ce à quoi ressemble maintenant mon quotidien. Je ne parle que de ça. C’est une véritable obsession! Je me tape moi-même sur les nerfs. Mais, pour cette dernière journée de mon défi, j’ai décidé de donner mon 110%. Je cours 30 minutes à jeun, puis fais 15 minutes de marche rapide. Je respecte ma diète et bois 4 litres d’eau. Je dois avouer que de savoir que ce supplice tire à sa fin me réjouit et me motive à terminer en beauté cette expérience. À la tombée du jour,  je cours me chercher une crème glacée en pensant: «Mission accomplie!».

J’étais loin de me douter qu’il fallait autant d’efforts pour pratiquer cette activité. Il faut prendre et avoir le temps afin de préparer ses plats et ses collations ultrasanté. La vie sociale devient compliquée et les restrictions se multiplient. Cependant, après cinq jours d’entraînement, j’ai ressenti une fierté d’avoir été aussi disciplinée. J’ai aussi réalisé que de me coucher tôt me donne beaucoup plus d’énergie au travail.

Mon conseil? Il faut garder en tête qu’on peut pratiquer le culturisme seulement sur une courte période de temps, après quoi le corps doit se reposer et rependre un rythme de vie normal. La morale à retenir suite à ce défi: l’équilibre, c’est la clé! 

Merci à Claudya Martellino, entraîneure PNL et préparateure physique. Pour sa page Facebook, cliquez ici

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