La Fondation David Suzuki sonne l'alarme à propos de certains ingrédients qu'on trouve dans les produits cosmétiques. On fait le point.
Chaque printemps, lorsque Judith s'exile pour un long weekend à New York, elle rapporte dans ses bagages un ou deux vêtements griffés, une bouteille de liqueur de gingembre (introuvable à la SAQ) et... des déodorants en bâton! «J'ai déniché une marque sans parabènes que j'aime bien», raconte cette physiothérapeute de 34 ans. «Heureusement que les douaniers n'ont jamais ouvert mes bagages. J'aurais eu du mal à leur expliquer ça!»
Pas facile, en effet, d'expliquer la peur qu'inspirent les antisudorifiques contenant des parabènes, une famille de molécules chimiques qui, il y a une dizaine d'années, est devenue non grata dans les produits cosmétiques. Ces agents de conservation empêchent les bactéries de s'attaquer au contenu de nos petits pots, mais certaines études préliminaires laissent croire qu'ils pourraient franchir la barrière de la peau, perturber le bon fonctionnement d'hormones comme les oestrogènes et favoriser les cancers du sein.
Judith - qui pratique le yoga, mange religieusement ses légumes bios et jogge trois fois par semaine - a tourné le dos aux parabènes dans l'espoir de protéger sa santé. Or, ces substances ne seraient pas les seuls ingrédients menaçants contenus dans les produits de beauté.




