Maquillage
15 août 2012

Beauté: apprendre à mieux magasiner

Par Catherine Girard

Imaxtree Auteur : Elle Québec Crédits : Imaxtree

Maquillage
15 août 2012

Beauté: apprendre à mieux magasiner

Par Catherine Girard

Au rayon des cosmétiques, même les beautystas les plus aguerries peuvent perdre la tête. Tenez, uniquement à La Baie, on vous offre pas moins de 149 crèmes de jour, 113 fonds de teint et 64 démaquillants! Chez Jean Coutu, vous avez droit à une centaine de mascaras, à 250 parfums et à quelque 800 rouges à lèvres... sans compter les différentes teintes. Et depuis peu, on peut flâner dans la mecque de la beauté: Sephora, au centre-ville de Montréal.
Pour vous aider à faire les bons choix, sans faire exploser votre budget, la rédaction a élaboré un plan d'attaque avec la complicité de plusieurs pros.


ARRIVEZ PRÉPARÉE

«Faire son magasinage beauté, c'est un peu comme faire l'épicerie», dit Olivia Borgatta, maquilleuse pour la marque NARS à La Baie. Préparez-vous en procédant à l'inventaire de vos produits, en repérant les looks qui vous plaisent et en traquant les soldes dans les sites Internet de vos pharmacies et de vos grands magasins préférés.

 

CONSULTEZ UN PRO

Puisque les comptoirs sont très achalandés à certains moments, comme les soirs et les weekends, prenez rendezvous avec une conseillère. Cette dernière aura alors tout le temps nécessaire pour déterminer votre type de peau et pour répondre à vos questions. Ces consultations ont beau être gratuites, les clients se sentent souvent obligés d'acheter des produits, en moyenne trois, selon une étude réalisée par la chaîne américaine de magasins Lord and Taylor. À bon entendeur, salut!

 

 

CIBLEZ VOS BESOINS...

Que ce soit à cause de leurs éternels complexes, ou de leur peur de vieillir, les femmes sont passées maîtres dans l'art de se créer de faux besoins. «Je vois souvent des jeunes filles à peine sorties de l'adolescence me demander des produits antirides», déplore Silvana Lopez, directrice des ventes de cosmétiques chez Holt Renfrew. Concentrez-vous sur deux types de produits: un soin et un article de maquillage. Enfin, pour aider la conseillère à évaluer vos habitudes et vos goûts rapidement, apportez votre trousse de beauté. Ça lui donnera de bons indices pour vous aider à compléter votre routine beauté. ...

 


ET FIXEZ VOS PRIORITÉS

Parce que la somme que vous êtes prête à dépenser pour des cosmétiques n'est pas élastique, classez vos besoins par ordre d'importance. «Certaines femmes misent sur leur regard et sont alors prêtes à payer plus cher pour un mascara de qualité supérieure. Elles peuvent ensuite consacrer le reste de leur budget à des produits plus abordables », explique Olivia Borgatta.

 


CHOISISSEZ LA BONNE CONSEILLÈRE

Si vous n'avez pas de marques chouchous, faites appel à une conseillère en pharmacie qui n'est affiliée à aucune gamme de cosmétiques en particulier. Par contre, si vous avez une question précise au sujet d'un produit, adressez-vous à une représentante de la collection qui vous intéresse. «L'essentiel, c'est que vous soyez suffisamment à l'aise pour exprimer vos goûts et vos contraintes. Une bonne conseillère doit aussi accorder plus d'importance au lien de confiance qu'à sa commission», affirme Mélany Rousseau, conseillère chez Jean Coutu et auteure du guide Bien choisir vos cosmétiques (Éditions La Semaine).

 


FAITES LE PLEIN D'ÉCHANTILLONS

C'est le meilleur moyen de savoir si vous appréciez, ou non, les résultats d'un produit. Il existe aussi une autre façon de désaltérer les plus assoiffées en la matière: les coffrets beauté. Pour un montant qui varie de 10 $ à 15 $ par mois, vous recevez à domicile quatre ou cinq cosmétiques en format miniature et souvent de marques luxueuses. À découvrir: glymm.com et glossybox.ca.

 


MÉFIEZ-VOUS DU MARKETING

«Les industries cosmétiques vendent du rêve», explique Jacques Nantel, professeur titulaire de marketing aux HEC de Montréal. Pour avoir l'heure juste et ne pas être dupe des promesses miracles, mieux vaut se renseigner. Consultez par exemple le Lexique dermo-cosmétiques du site d'Uniprix (uniprix.com/fr/dermo/dictionnaire), qui démystifie les noms énigmatiques des principaux ingrédients des produits de beauté.

 

DÉCRYPTER LES ÉTIQUETTES COMME UNE PRO

Propanediol, rétinaldéhyde... mais que veut bien dire le charabia des étiquettes des produits de beauté? Pour y voir plus clair, ELLE QUÉBEC s'est entretenu avec Maria Elkurdi, chimiste et présidente du chapitre québécois de la Society of Cosmetic Chemists.

 

Comment sont élaborées les étiquettes des produits de beauté?

Les ingrédients sont listés par ordre décroissant de concentration. En général, les trois premiers ingrédients représentent 80 % de la formule. Après la mention du conservateur, dont le nom est souvent construit avec le suffixe «-parabènes» et dont la concentration est d'environ 1 %, l'ordre des ingrédients devient aléatoire. Alors, avant de craquer pour un produit parce que le nom d'un de ses composants nous semble magique, il vaut mieux mettre ses lunettes et déterminer la place qui lui revient.

 


Devons-nous fuir les parabènes?

En découvrant des parabènes dans des tissus cancéreux, certains chercheurs ont conclu qu'à long terme le corps les accumulait, ce qui pourrait causer le cancer. Leurs résultats ne sont pourtant pas concluants, parce que leur échantillon statistique est trop faible. Malgré tout, je préconise la précaution, notamment pour les crèmes qu'on étale sur tout le corps.

 


Pouvons-nous nous fier à la mention «testé cliniquement»?

Tout à fait. Ça signifie que le test a été réalisé sur un échantillon d'au moins 15 personnes. Habituellement, ces volontaires ont une peau sensible. De cette façon, si le produit engendre une réaction allergique, il est plus facile de s'en apercevoir. De plus, les tests sont supervisés par un dermatologue. Cela dit, même les produits hypoallergéniques peuvent provoquer une réaction chez un petit nombre d'individus.

 


Quelle est la différence entre les tests in vivo et in vitro?

Les tests in vivo sont surtout utilisés en pharmacologie. Ils sont pratiqués le plus souvent sur des animaux et comprennent une biopsie. C'est donc une méthode à la fois dispendieuse et très controversée. Comme les produits cosmétiques ne touchent que les couches superficielles de la peau, les biopsies ne sont pas nécessaires. C'est pourquoi les fournisseurs de produits cosmétiques canadiens font des tests in vitro. Ils vérifient l'effet des ingrédients actifs sur de la peau artificielle, reconstituée à partir de cellules humaines en laboratoire. Il faut quand même être prudent quand on étudie les résultats de ces examens, parce que cette peau est parfaite. Elle n'est pas affectée par l'âge ni par une quelconque allergie.

 


SHOPPING SUR MESURE

Après avoir connu un vif succès à New York, à Londres et à Tokyo, le «Service tel que vous le désirez», de Clinique, débarque à La Baie du centre-ville de Montréal à la mi-juillet. Le concept: réinventer l'expérience du comptoir beauté en proposant quatre options de magasinage. La marque met à votre disposition des bracelets de trois couleurs différentes; les conseillères n'ont qu'à regarder lequel vous portez pour savoir si vous désirez faire le tour des rayons en paix et en solo (bracelet rose), si vous tenez à ce que l'une d'entre elles vous suive à la trace (bracelet vert), ou si vous êtes pressée et voulez aller à l'essentiel (bracelet blanc). Enfin, si vous ne désirez pas parler à une conseillère, vous pouvez consulter un iPad qui évalue en 90 secondes vos besoins et vous recommande des produits.

 

 

À LIRE: Beauté : maquillage simplifié avec des cosmétiques à double usage

 

 

 

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