Il doit être viril et tendre, stylé mais pas métrosexuel, ambitieux mais pas carriériste... Les filles sont-elles trop exigeantes quand vient le temps de trouver l’âme soeur?
Horloge biologique
Lori Gottlieb croit que la plus grande différence entre les hommes et les femmes en quête d'amour est également la plus cruelle. Plus les années passent, plus l'éventail de bons candidats se réduit pour les filles. Ce qui est beaucoup moins vrai pour les gars, qui peuvent plus facilement piger dans le bassin des jeunes célibataires.
«Je suis maintenant à l'âge où ce sont les hommes qui me dédaignent, explique-t-elle. Mes rides trahissent mon âge. Et ils me trouvent moins intéressante, maintenant que je passe mes soirées à donner le bain et à changer des couches. Les beaux partis ne font pas la file pour s'inviter à la fête!»
Elle aurait compris trop tard les conséquences de son intransigeance envers les prétendants potentiels. «Dans la vingtaine, on se croit immortelle. On pense qu'on sera jeune et séduisante à jamais. On s'amuse. Dans la trentaine, on sait ce qu'on veut. On devient plus rigide. C'est seulement dans la quarantaine que les femmes s'assouplissent et comprennent ce qu'elles ont laissé filer.»
J'ai beau expliquer à mes copines célibataires les arguments de Lori Gottlieb, elles n'en ont rien à cirer. Ça les amuse, au plus. «Je ne vais quand même pas me contenter d'un gars avec qui ça ne clique pas!» déclare Valérie.
Lori Gottlieb ne saurait la condamner. Elle-même a connu quelques relations infructueuses dernièrement, avec un veuf qui n'avait pas surmonté son deuil, un acteur raté, un ingénieur peu doué socialement. «Je suis prête à faire des compromis, mais il y a un seuil sous lequel je ne descendrai pas, confie l'auteure. J'ai un enfant à qui je dois penser. Je veux un homme qui pourra lui servir de modèle.»
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