La femme serait-elle un moindre mâle ou un néomâle? L'homme serait-il en train de se féminiser ou de s'humaniser? Viendrait-il de Mars, et nous, de Vénus? À vous de juger! Petit dico de nos différences et de nos similitudes... pour y voir plus clair.
- SHOPPING
Qui dépense le plus? Selon un sondage sur la question tenu auprès des Canadiens, les femmes le font autant que les hommes (59 % et 55 %). En revanche, elles s'en sentent deux fois plus coupables (15 %, comparativement à 8 %). Sommes-nous si différents à ce chapitre? Une étude de Saine Marketing menée en 2006 et consacrée aux comportements des Québécois en matière de consommation, révèle que le magasinage est une activité agréable pour un homme sur deux; que les critères de choix d'un supermarché, d'une boutique de vêtements, d'une pharmacie et d'un centre de rénovation sont exactement les mêmes pour les deux sexes; que les femmes utilisent davantage les bons de réduction; et que 90 % d'entre elles connaissent les mensurations de leur douce moitié, comparativement à 48 % des hommes.
Les mecs ne sont pas épargnés par le syndrome de la «fièvre acheteuse», rapporte une enquête récente sur les habitudes de nos voisins étatsuniens à ce propos. Un Américain sur vingt serait un acheteur compulsif, soit 6 % des femmes et 5,5 % des hommes de ce pays. Ces dames craquent pour les vêtements, les bijoux, le maquillage et les articles destinés à la maison; ces messieurs, pour les produits techno, les CD, les livres, les outils de bricolage et les gadgets. Ils sont aussi plus susceptibles de devenir des collectionneurs pathologiques et des accros des ventes aux enchères.
- X X, XY
Selon l'état actuel des connaissances, le chromosome Y est le plus petit du génome humain: il compte seulement 78 gènes, alors que le X en compte 1098, dont plusieurs jouent un rôle dans le développement du cerveau et des fonctions cérébrales. Si un gène est défaillant sur un des deux chromosomes X de la femme, il peut être remplacé par sa copie sur le second X. Comme cette recombinaison génétique est impossible chez un garçon aux chromosomes XY, celui-ci est particulièrement vulnérable aux mutations et aux nombreuses affections héréditaires liées à des gènes du X, du daltonisme à la dystrophie musculaire de Duchenne, en passant par l'hémophilie ou l'autisme.
En outre, cette fragilité chromosomique aurait une incidence sur le taux de mortalité plus élevé des embryons mâles avant la naissance. S'il naît 105 garçons pour 100 filles sur la planète, les chercheurs estiment que ce sex ratio (rapport de masculinité) serait de 120 pour 100 à la conception. Et en temps de famine, de guerre ou de récession, les mères donneraient naissance à plus de filles que de garçons. Qui a dit que la femme était le sexe faible?
- ZZZZZZ...
Décidément, le sommeil de qualité n'est pas l'apanage des femmes. Primo: elles souffrent davantage d'insomnie que les hommes. Dès l'adolescence, les filles sont plus sujettes aux troubles du sommeil (difficultés d'endormissement, réveils nocturnes et cauchemars). Secundo: contrairement à leur douce moitié, elles ne tombent pas facilement dans les bras de Morphée après l'orgasme... Chez nos compagnons, la tension sexuelle chute si brutalement après le coït qu'ils ressentent inévitablement un besoin physiologique de repos.
Tertio: même si les Chinois considèrent le ronflement comme un indice de bonne santé, les femmes du monde entier le voient plutôt comme une nuisance nocturne qui perturbe leur sommeil si fragile. Que ces messieurs se rassurent: s'ils ronflent beaucoup plus - et plus tôt - que les femmes, celles-ci les rattrapent dès la ménopause. Cependant, il n'y a pas de quoi se réjouir: «Les couples aux prises avec des problèmes d'apnée du sommeil ont un taux élevé de divorce», souligne Rosalind Cartwright, chercheuse et spécialiste du sommeil. On prétend même qu'aux États-Unis le ronflement du conjoint est invoqué une fois sur dix dans les cas de divorce!

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