Certaines l'ont rencontrée, d'autres espèrent que ce sera le cas, tandis que les trosièmes n'y croient pas. Un mythe, l'âme soeur? Nos lectrices témoignent.
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Aube, 41 ans:
«J'ai rencontré l'âme sœur.»
«Ça fait sept ans que je vis avec Damien et je suis certaine que je serai avec lui toute la vie, quoi qu'il arrive. Oui, c'est sans aucun doute mon âme sœur. Même si je n'ai jamais cru à cette notion et que mes relations passées ne m'y encourageaient aucunement. Damien, lui, fait ressortir le meilleur de moi, le plus beau et le plus vrai; il me soutient, ne me juge pas, nourrit et respecte mon travail de création. J'ai d'ailleurs découvert plusieurs facettes de ma personnalité depuis que je le connais, car il me permet d'être complètement moi-même.»
«Pour la première fois de ma vie, je suis avec un homme qui a les mêmes valeurs que moi: intégrité, honnêteté, partage, confiance mutuelle. Avec lui, le quotidien est doux et agréable, car chacun fait sa part des tâches ménagères sans discussions ni heurts. Ça paraît niaiseux, mais ça change la vie! D'abord, je ne suis pas frustrée à cet égard, et puis ça nous laisse du temps pour faire autre chose. Question argent aussi, c'est l'entente parfaite. À un moment, j'ai eu des soucis financiers, et il m'a beaucoup aidée. J'aurais fait la même chose pour lui. Ça illustre la confiance et la générosité qui prévalent dans notre couple. C'est comme ça que notre amour grandit et que nous en prenons soin.»
Dominique, 45 ans:
«L'âme sœur est un rêve qui ne rend pas forcément heureux.»
«Quand j'étais petite, j'avais une idée très précise de mon prince charmant. Il serait grand, professionnel, éduqué, cultivé et artiste. J'ai fréquenté plusieurs gars qui ressemblaient à ce modèle... et je n'ai été parfaitement heureuse avec aucun d'entre eux. Puis, un jour, après une rupture difficile, un ami m'a dit qu'il fallait faire la différence entre ce qu'on désirait et ce dont on avait besoin. En fait, je devais apprendre à distinguer le rêve de la réalité. Ce que j'ai eu tout le loisir de mettre en pratique avec Patrick, que j'ai rencontré quelques années plus tard. Il n'avait aucun livre chez lui (un comble pour une intello comme moi!) et ne savait même pas qui était Robert Lepage. Malgré ça, cet homme-là m'a donné ce dont j'avais le plus besoin et que je n'avais pas connu jusque-là: de la tendresse, de l'attention et une présence bienveillante.»
L'âme soeur existe-t-elle?





