Quand vient le temps de choisir leur chum, les filles n’ont pas beaucoup évolué depuis l’époque de l’homme des cavernes, croient certains scientifiques. Elles n’y peuvent rien. C’est génétique!
«Depuis le début de l’évolution, la gent masculine a pu répondre à son instinct de reproduction en répandant sa semence à droite et à gauche», explique David Buss, professeur de psychologie à l’université du Texas et auteur du livre à succès Les stratégies de l’amour: comment hommes et femmes se trouvent, s’aiment et se quittent depuis 4 millions d’années (InterÉditions). «Les femmes, elles, ont toujours eu à s’investir davantage, physiquement et psychologiquement, dans la reproduction de la race humaine. Elles ne pouvaient choisir à la légère un partenaire amoureux.»
Nos ancêtres féminines qui mettaient le grappin sur un chasseur robuste et fiable pouvaient compter sur une aide inestimable durant les années suivant la conception de leur enfant. À l’inverse, celles qui choisissaient des hommes frêles se retrouvaient souvent seules pour élever leur progéniture. «Leur enfant avait moins de chances de survivre», déclare David Buss.
FAUCHÉS S’ABSTENIR
D’accord pour la préhistoire. Cependant, a-t-on encore vraiment besoin de recourir à ces froids calculs en 2009, alors que les femmes gagnent fréquemment leur pécule aussi bien que les hommes? «La préférence pour les hommes pourvoyeurs s’est ancrée dans la biologie du cerveau féminin à la suite de millions d’années d’évolution, répond David Buss. Elle mettra probablement des millions d’années avant de s’effacer.»
Pour appuyer ses théories, ce chercheur a interviewé des centaines d’hommes et de femmes qui étaient à la recherche de l’âme soeur et examiné des milliers de petites annonces placées dans les journaux ou sur des sites de rencontre. Sa conclusion: parmi leurs critères de sélection, les femmes indiquent la réussite sociale et les ressources financières 11 fois plus souvent que le font les hommes. Même les femmes médecins, avocates ou qui pratiquent un autre métier très bien rémunéré cherchent souvent des hommes qui gagnent plus d’argent qu’elles.
Dans son livre, Susan Pinker se réfère à une étude dans laquelle deux anthropologues américains ont présenté à des femmes des photos d’hommes vêtus d’un uniforme des restaurants Burger King. Aucune ne voulait sortir, aller au lit ou se marier avec les types qu’elles voyaient sur ces photos.
Quand on leur a ensuite présenté des photos des mêmes hommes, cette fois en complet, montre de luxe au poignet, elles ont tenu un discours bien différent.
Ce qui prime, ce n’est pas tant le salaire des hommes que leur ambition et leur réussite, précise Susan Pinker. «Un artiste reconnu, même s’il n’est pas riche, aura du succès en amour. Les femmes aiment les vainqueurs, les hommes qui se distinguent. Si ce n’est pas leur compte en banque qui impressionne, ce peut être leur intelligence, leur verve ou leur savoir-faire dans un domaine particulier.»
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