 |
|
|
|
La mode est-elle responsable?
Emportée par la déferlante de l'écologie, la mode s'engage pour la planète. Révolution ou engouement du moment?
Par Myriam Gagnon
|
|
|
|
 Le réveil des consciences
Vêtements écologiques, éthiques, équitables... l'heure est à la mode responsable. «La tendance actuelle consiste à afficher ses valeurs morales», a d'ailleurs déclaré le couturier danois Peter Ingwersen, PDG du label glam écolo Noir, pendant la Fashionweek 2007 à Berlin. Mais que s'est-il donc passé? Hier encore, on achetait un jean uniquement pour son look. Aujourd'hui, les people, les bobos, les adeptes californiens du LOHAS (Lifestyles of Health and Sustainability) et les maniaques japonaises de magasinage se préoccupent de la provenance dudit vêtement, des ressources requises pour sa fabrication et de la façon dont il terminera sa vie.
Isabelle Quéhé, initiatrice du Ethical Fashion Show à Paris, voit dans le virage écolo de la mode un effet inattendu de la mondialisation: «Dans les seventies, c'est surtout l'environnement qui comptait. Maintenant, on assiste à une véritable prise de conscience et on se demande quelles seront les répercussions de notre consommation sur les populations locales, même les plus éloignées.» Pour Christelle Paillard, du Elle France, tout a commencé dans nos assiettes: «À force de croquer des biscuits bio et d'avaler du jus de gingembre dans les restos branchés, les filles ont fini par s'engager. Avec leur moyen à elles: la mode.»
Mais par-dessus tout, on observe que le vêtement bio et l'accessoire équitable ont quitté le ghetto du sportswear ascendant yoga et troqué leur image granola contre une allure tout à fait tendance. «On n'est pas obligé de se faire du mal pour faire du bien à la planète», scandent les bureaux de style qui considèrent le glam écolo comme «Ze» attitude.
Attirante, sexy, élégante, colorée, la mode éthique rivalise avec nos marques préférées. Avouons qu'il est facile de faire un achat responsable quand il passe par le plaisir! On pense aux jeans slim (Mavi Organics), aux dos-nus en strass (Deborah Lindquist) et aux robes vaporeuses (Edun). Stella McCartney le confirme: «Mes clientes achètent un article parce qu'elles succombent à un coup de coeur, pas par conscience militante. Le côté vert du produit n'est qu'une valeur ajoutée.»
L'arrivée sur le marché des fibres techno-naturelles n'est pas non plus étrangère au phénomène. «Antibactériennes, thermorégulatrices – nutritives même! –, ces nouvelles fibres trouvent un regain de séduction auprès du consommateur», assure Monica Fossati.

|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
OU |
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
|
|
|