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Les 7 règles à suivre pour les sites web de rencontre
Surfer sur le Net pour trouver l'amour? Tout le monde, ou presque, le fait... Raison de plus pour éviter les pièges de ce nouvel outil de rencontre.
Par Manon Chevalier
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Illustration: Jacques Laplante
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«J e m'appelle ben amanché. Toi, t'en as-tu des gros?» Un échange de haut vol sorti tout droit d'un film porno? Que nenni: ces propos sont tirés d'une scène hilarante de Rumeurs, où Sarah, la soeur d'Esther, raconte candidement ses déboires amoureux sur le Web.
Banalisé et ouvertement déclaré, l'amour en ligne n'inspire plus de honte et de sentiment d'échec comme à ses débuts. Mieux encore, les histoires de sites de rencontre pimentent les heures de lunch au bureau, quand ce ne sont pas les échanges bruyants au cellulaire, dans l'autobus.
Rien d'étonnant à cela, étant donné le nombre croissant de célibataires. Selon l'Institut de la statistique du Québec, 44,2 % des hommes et 38,1 % des femmes sont célibataires. «Auparavant, constate l'animateur et auteur Robert Blondin, les célibataires constituaient une petite minorité de la population. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de gens seuls. Et au rythme où les relations se font et se défont, on assiste à la multiplication des solitudes, ce qui crée un urgent besoin de renouveler les rencontres.» D'où le passage quasi obligé par Internet, quand l'amour piétine ou s'absente.
Résultat: chaque mois, sept millions de Canadiens surfent sur Internet pour trouver l'âme soeur (selon comScore Media Metrix). Ça donne quoi, tout ça? Des chiffres étonnants: 63 % des membres d'un site de rencontre ont eu une relation sexuelle avec une personne qu'ils y ont connue; 27 % y ont trouvé l'amour et 3 % se sont mariés, d'après l'étude Love Online: A Report of Digital Dating in Canada. Envie de passer du transitionnel au transactionnel? À vous de jouer selon les règles... non écrites.
1. Passez vite le test de la réalité
Vous sentez que le courant passe avec lavielavie32? Vite, à votre agenda! Car disons-le tout net: tant qu'une relation n'a pas passé le test du réel, elle n'existe pas. On peut s'écrire pendant des semaines, se livrer à coeur ouvert et «chatter» à toute heure du jour ou de la nuit, une relation lancée sur le Web n'a de sens que dans la réalité. «La preuve, lance le psychologue Marc Pistorio, c'est que, après avoir échafaudé un scénario amoureux pendant des semaines, tout peut s'écrouler comme un château de cartes dès la première rencontre.»
Pascale, 31 ans, étudiante en ingénierie, en sait quelque chose: «Après un mois d'échanges intimes entre mon correspondant internaute et moi, tout s'est volatilisé dès qu'on s'est croisés au resto. On s'est quittés après une demi-heure, confus d'être allés aussi loin... pour rien», conclut-elle.
«Pour faire connaissance, affirme la sexologue Jocelyne Robert, on a besoin de nos cinq sens. Il y a des informations sur l'autre que seule la vie, la vraie, nous fournit. Plus on attend, plus on nourrit le fantasme. Rien ne sert d'éterniser les échanges virtuels. Peu importe si on a du mal à faire le saut, il faut quitter l'antichambre de la rencontre et tester nos affinités... sur le terrain.» Vu?
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