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Comment maigrir sans régime
Peut-on manger sans se priver et rester mince? Maigrir sans régime? Oui, affirment les auteures d'un nouveau livre sur l'alimentation. Démonstration.
Par Manon Chevalier
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Reconnaître ses besoins En fait, la démarche antirégime consiste à se poser deux questions: «Ai-je faim?» et «Ai-je assez mangé?». Elles sont essentielles pour reconnaître les signes de la faim et de la satiété.
La chose a l'air simple comme ça, mais ce n'est pas une mince affaire de se réconcilier avec ses signes sensoriels, émoussés par la surabondance de tentations culinaires et la torture des privations.
Observez les enfants, nous conseillent les auteures; ils savent très bien quand commencer à manger et quand s'arrêter. Une fois devenu adulte, on se nourrit pour mille et une mauvaises raisons: parce qu'il est l'heure, parce qu'on est invité chez des amis, parce qu'il faut finir son assiette, parce qu'on s'ennuie, parce qu'on est stressés ou qu'on souffre d'angoisse, etc.
D'ailleurs, combien d'entre nous peuvent distinguer la faim véritable d'une fausse faim nourrie par l'ennui ou le stress? «Avoir envie de manger ne signifie pas nécessairement qu'on a faim», précise Guylaine Guevremont. Alors, comment différencier la vraie faim de l'autre? «Avoir faim n'a rien de subtil, explique la nutrionniste; ça éveille en nous le besoin pressant de manger des choses qui nous plaisent. Quant à la fausse faim, c'est celle qui nous pousse à nous gaver d'un litre de crème glacée pour calmer ses angoisses, ou à grignoter distraitement au cinéma même si on n'a pas faim. » Et le signe de satiété? «Il nous envoie le message qu'on a assez mangé. Soudainement, la sixième bouchée de gâteau au chocolat semble moins savoureuse que la première, et on se sent a gréablement rassasié.»
Aussi étonnant que ça puisse paraître, ce ne sont pas les aliments eux-mêmes qui font grossir – pas même les chips ni le chocolat –, mais plutôt l'abonnement aux régimes miracles. «À force de sauter d'un régime à un autre et de se priver, le corps est en rupture d'équilibre, fait remarquer Guylaine Guevremont.
Or, se priver, c'est risquer de déraper. L'approche antirégime nous libère du cercle vicieux je-me-prive-je-craque-je-me-sens-nulle-je-me-console-en-mangeant-trop-et-je-me-prive-à-nouveau. Ce que Marie-Claude Lortie confirme d'entrée de jeu dans sa préface: «On ne perdra jamais de poids à long terme si on ne respecte pas ses goûts et sa gourmandise. Le fait de les nier ne mène nulle part. C'est en renouant avec son appétit et en cessant d'avoir peur de sa gourmandise que l'on réalisera comment il est possible à la fois de manger avec plaisir et d'atteindre un poids qui nous plaît.»
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