 |
|
|
|
Je suis une mère comblée: j'ai 10 enfants!
Brigitte rêvait d'avoir 12 enfants…
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
Photo: Izabela Habur/ Istock.com
|
|
Pour les soupers, c'est tout aussi simple: après le travail, mon mari m'appelle pour savoir ce que nous désirons manger et, sur le chemin du retour, il achète ce qu'il faut pour le préparer. Si je suis fatiguée, il rapporte quelque chose de prêt à servir. Cela dit, nos enfants soupent assez tard: ça leur donne amplement le temps de jouer avec les trois petits voisins que je garde après l'école, les trois chiens, le chat et le hérisson (on a déjà eu un furet, mais je l'ai accidentellement tué en lui broyant la tête avec la porte du lave-vaisselle).
Notre maison est ouverte à tout le monde; c'est un peu comme une commune, et nos enfants y sont heureux. Les Noëls, chez nous, sont particulièrement féériques. Nous recevons tous nos proches – parents, beaux-parents, amis. La table de la salle à manger fait 14 pieds de long, et on s'asseoit sur trois bancs d'église placés bout à bout de chaque côté. On allume un bon feu, on met une petite musique d'ambiance, on soupe aux chandelles. Ensuite, tout le monde déballe les cadeaux. Il y en a au moins un pour chaque convive, et davantage pour nos enfants, qui reçoivent – dans la mesure du possible – ce qu'ils ont souhaité (à moins qu'il ne s'agisse d'un lama, comme François nous l'avait demandé la dernière fois). Au jour de l'An, Jean bénit les enfants, dans la plus pure tradition catholique. C'est très émouvant.
Il y a aussi, parfois, des moments qui me font douter de ma santé mentale. Comme lorsque nous sommes aux prises avec une épidémie de gastroentérite ou de poux. C'est effrayant, la gastro. Tout le monde y passe, moi en dernier. Et les poux, c'est infernal. Imaginez la quantité de lavages qu'il faut alors se taper! Malgré tout, je ne suis jamais découragée au point de tout remettre en question. J'avoue avoir traversé une période plus difficile, après la naissance de mon cinquième. Je pleurais tout le temps, je ne me reconnaissais plus. Mon médecin a diagnostiqué une dépression majeure. Depuis, je prends des antidépresseurs – mes enfants appellent ça mes «pilules de bonne humeur» – qui m'ont permis de retrouver mes forces et mon énergie.
Et la vie continue de me faire des cadeaux.Notre aînée, Jacynthe, et son époux ont eu un fils. Puis Alexandra, notre seconde fille, a donné naissance à deux merveilleux garçons. Les circonstances font que, pour l'instant, son mari et elle ne peuvent pas en avoir la garde. Alors c'est nous qui en prenons soin. Ils font partie de la famille, comme s'ils étaient deux nouveaux petits frères pour les autres... Moi qui souhaitais 12 enfants, ça y est: le compte est bon!
Ça peut paraître curieux, mais je ne changerais pas de place avec qui que ce soit. Je me trouve immensément choyée. Je rêvais d'avoir une maison de campagne en pierres des champs, avec un foyer, un prince charmant aux cheveux noirs, et 12 enfants. Aujourd'hui, j'ai le bonheur de constater que mon rêve est devenu ma réalité.
Propos recueillis par Marie-Claude Fortin
Vous vivez une histoire particulière et aimeriez la partager avec nos lectrices? Un journaliste recueillera votre témoignage. Écrivez à Kenza Bennis, ELLE QUÉBEC, 2001, rue University, bureau 900, Montréal (Québec) H3A 2A6. Courriel: kbennis@ellequebec.com
Article publié originalement dans le magazine ELLE QUÉBEC
Oui, je m'abonne en ligne!
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
OU |
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
|
|
|