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J'étais amoureuse d'un homme de 20 ans mon aîné
Pendant deux ans, Kim et Charles se sont fréquentés dans le plus grand secret.
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Photo: Istock.com/ Young-Sun Teh
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Tout a commencé en 2004. J'avais alors 24 ans. Je venais tout juste d'obtenir mon diplôme universitaire et je cherchais un emploi. Je me suis présentée à une entrevue dans une firme de multimédia. C'est là que j'ai rencontré Charles. C'était le directeur et, dès le premier regard, je l'ai trouvé sympathique. L'entretien s'est déroulé à merveille, et j'ai décroché le boulot.
Charles et moi formions une équipe du tonnerre! Pour moi, c'était un patron extraordinaire. De son côté, il m'appréciait beaucoup en tant qu'employée et, comme il reconnaissait la qualité de mon travail, ça me motivait encore davantage à bien le faire.
Cette situation faisait en sorte que, chaque matin, j'étais pressée de me rendre au bureau. Jour après jour, une grande complicité s'installait entre nous. Chaque fois que nous en avions l'occasion, nous tentions de nous retrouver afin d'échanger quelques mots ou de partager un lunch. Pour être honnête, je ressentais quelque chose de spécial pour lui, mais je n'osais pas me l'avouer.
Dans ma tête, c'était inconcevable, interdit même d'éprouver de l'attirance pour lui! Premier obstacle: je n'étais pas libre, j'avais un copain. Deuxième obstacle: notre différence d'âge. Charles avait 43 ans, soit presque 20 ans de plus que moi. Il aurait pu être mon père! De plus, il était mon patron et je ne souhaitais pas mélanger vie amoureuse et vie professionnelle.
Six mois plus tard, mon copain et moi, nous nous sommes quittés. Quand je suis arrivée au bureau, Charles a tout de suite remarqué que je n'étais pas dans mon assiette. Il s'en est inquiété et je lui ai répondu que je traversais un moment difficile, sans lui donner de détails. Je pense qu'il n'aimait pas me voir triste. Cette semaine-là, dans l'ascenseur, je l'ai pris spontanément dans mes bras et nous nous sommes enlacés tendrement. Je crois que j'avais besoin de réconfort. C'était la première fois que nous avions un contact si intime et si chaleureux. Je ne pouvais plus continuer à me mentir: Charles m'attirait vraiment. Pourtant, quelque chose en moi m'interdisait de l'admettre et reléguait mon désir dans les sphères d'un amour impossible et déraisonnable.
Plus le temps passait, plus mes sentiments pour mon patron s'intensifiaient. Et tout me laissait croire que c'était réciproque. Un beau jour d'octobre, j'ai osé lui confier que j'avais besoin de lui parler. Il m'a alors invitée à souper chez lui. J'avais l'estomac noué. Mon coeur battait à tout rompre. À plusieurs reprises dans la soirée, Charles m'a demandé ce que je souhaitais lui dire. Chaque fois, je détournais la question jusqu'à ce que je lui avoue, candidement, que j'avais des sentiments pour lui. Évidemment, Charles s'en doutait. Ses premières paroles ont été: «Qu'est-ce qu'on fait?» Comme moi, il voyait les nombreux obstacles qui rendraient notre relation amoureuse compliquée. Comment allions-nous agir au bureau? Comment gérer notre grande différence d'âge? D'un commun accord, nous avons choisi de plonger, en nous promettant de garder notre liaison ultrasecrète. Le reste de la soirée a été magique...
Notre histoire d'amour a duré deux ans. Deux années remplies de moments de pur bonheur et de nombreux déchirements. Les premiers mois de notre union ont été idylliques. Je découvrais avec ravissement que nous nous complétions sur tous les plans. Notre relation était des plus passionnelles. Évidemment, nous nous voyions en catimini. Nous étions souvent sur nos gardes. Pas question de sortir dans des endroits très fréquentés – et lorsque nous le faisions, c'était en feignant une simple amitié. Jamais je n'ai tant parlé avec mes yeux! Lorsque nous étions au bureau, nous usions de toutes sortes de subterfuges pour ne pas éveiller les soupçons.
Si nous arrivions en même temps le matin, je rentrais la première. Il s'en allait prendre un café et revenait 10 minutes plus tard. Puis, quand il se présentait au bureau, je le saluais comme si de rien n'était. Durant la journée, chaque fois que Charles passait près de moi, il me frôlait discrètement. Je feignais de rester de glace mais, dans les faits, j'avais les jambes molles comme de la guenille! Au début, ce jeu nous a amusés; nous nous sentions amoureux, espiègles, un peu gamins.
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