 |
|
|
|
Elles ont une forte libido... Attention, préjugés!
Certains les traitent de filles faciles, d'autres de nymphomanes. Dans tous les cas, les gourmandes de sexe sont montrées du doigt. Pourquoi?
Par Laurence Pivot
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
Illustration: Jacques Plante
|
|
GOURMANDES OU BOULIMIQUES? «Aimer le sexe n'a rien à voir avec la nymphomanie, c'est comme si on confondait une gourmande et une boulimique! précise Willy Pasini. Une nymphomane doit réaliser ses fantasmes à tout prix, et avec n'importe qui, sinon elle n'existe plus. C'est un comportement névrotique, une maladie qui n'a rien à voir avec le plaisir en tant que tel et qui reste tout à fait exceptionnelle. Une femme qui aime beaucoup le sexe est tout simplement une “hyper-érotique”, c'est-à-dire une personne qui assume très bien sa sexualité, mais aussi ses fantasmes, sans pour autant vouloir toujours les réaliser.»
Une femme qui a une forte libido est «généralement une femme tout simplement bien dans sa peau et qui, en plus, investit une grande partie de son énergie dans la sexualité et peut fantasmer sans contrainte», confirme Sylvie Lavallée, sexologue clinicienne, psychothérapeute et auteure de À la conquête du plaisir sexuel. «Pour toutes sortes de raisons, biologiques ou psychologiques, certaines – et certains – ont plus d'intérêt pour la chose que d'autres. Le contraire est aussi vrai; à chacun de trouver son équilibre.»
«N'empêche que lorsque tu manifestes trop d'appétit, monsieur n'a soudainement plus faim!» s'exclame Nini, 44 ans. «À 20 ans, j'ai fait les quatre cents coups, comme les garçons. Nous étions nombreuses à jouir en toute impunité et avec une grande insouciance. Mais quand est venu le temps de s'engager amoureusement, les garçons trouvaient tout à coup qu'on était un peu trop dégourdies.» Alors Nini a parfois réfréné ses pulsions et laissé aux hommes l'illusion de décider quand ils voulaient faire l'amour. «Je comprenais, à ma grande stupéfaction, que malgré la révolution sexuelle, il y avait encore deux sortes de filles pour les hommes: les mamans et les putains. Les femmes elles-mêmes critiquent souvent celles qui sont ouvertement branchées sexe. Il est difficile de se débarrasser des préjugés et de la peur, peut-être aussi d'une forme de concurrence...»
|
|
|
|
Page suivante > |
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
OU |
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
|
|
|