 |
|
|
|
La planète des gènes
Points d'interrogation dans les yeux, points d'exclamation dans le ton, points de suspension après discussion, point final à la conversation... les relations entre les femmes et les hommes sont souvent ponctuées de signes obscurs, sibyllins.
Par Sylvie Poirier
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
Stéphane Rousseau, le plus beau après mon chum!/ Photo: Jean-Claude Lussier
|
|
Est-ce une question de caractères? de génétique?
Les scientifiques s'entendent pour dire qu'on ne parle pas le même langage, et que nos différences seraient conditionnées à la fois par notre bagage génétique, notre éducation et nos références culturelles. Nos cerveaux comportent eux-mêmes des variations: chez la femme, le cerveau gauche est plus développé que le droit; chez l'homme, c'est l'inverse (évidemment, il existe de nombreuses exceptions d'un côté comme de l'autre).
En réalité, nous sommes deux espèces différentes: l'homme et le singe sont plus proches génétiquement l'un de l'autre que le sont l'homme et la femme. Leur bagage commun est de 98,4 % – ce qui donne un écart de 1,6 % – alors que l'écart entre les gars et les filles est de 5 %! Voilà qui explique beaucoup de choses...
De nombreuses études scientifiques répertorient ainsi les différences biologiques et comportementales entre les deux sexes. Classées, comparées, analysées, elles nous définissent et nous divisent... parfois.
Pourtant, de nos jours, on constate que ces spécificités ont tendance à s'amenuiser, le mouvement féministe y étant pour beaucoup. À force de luttes et de revendications pour l'égalité des sexes, les femmes ont bousculé l'ordre établi, forcé les hommes à s'interroger sur la condition féminine et, par le fait même, sur leur propre condition.
Les réflexions ont porté fruits, de part et d'autre. Même si les femmes n'ont pas encore percé de façon massive tous les secteurs jadis réservés aux hommes, elles peuvent, si elles le désirent, être chauffeuses de poids lourds, pompières, policières, ingénieures, astronautes, briquetières, neurochirurgiennes, pilotes d'avion, haltérophiles, et même soldates...
Depuis 1989, les femmes peuvent accéder à n'importe quel poste dans l'armée canadienne. Elles constituent aujourd'hui 13 % des effectifs militaires, ce qui n'est pas rien, apprend-on dans le reportage de Danielle Stanton, «Soldates, soldats: même combat?», à la page 145.
Les hommes, quant à eux, ont conquis un nouveau territoire: la maison familiale. Ils sont de plus en plus nombreux à prendre leur congé de paternité, à reconsidérer leur vie, leur boulot, leur couple. Plusieurs font le choix de rester au foyer, de travailler moins ou de partager toutes les tâches avec leur conjointe. Méchant changement! «La présence du père auprès de l'enfant fait partie des valeurs émergentes de notre société», explique Denis Latulippe, PDG du Conseil de gestion de l'assurance parentale, dans notre reportage «Révolution paternelle: Pères présents, enfants accomplis?», à la page 113. Des exemples comme ceux-là montrent que les différences ataviques entre les femmes et les hommes sont en voie de se modifier, et ce, pour le meilleur et pour l'avenir.
C'est pourquoi notre Spécial Hommes a sa place dans le ELLE QUÉBEC. On est toujours étonnées de voir comment nos mâles évoluent et se transforment. Ils ont peut-être perdu quelques plumes et quelques poils au cours des générations, mais ils ont gagné en subtilité, en profondeur et en sex-appeal.
Ah, les hommes! On les aime intelligents, drôles et généreux. Dans ce numéro, Stéphane Rousseau,Kent Nagano, Daniel Germain,Dan Bigras, le Dr Gilles Julien, le général Roméo Dallaire, Jean Lemire,James Blunt et Emmanuel Bilodeau nous rappellent que l'homme estquand même beaucoup plus intéressant... que le singe!
LE NUMÉRO D'OCTOBRE EST EN KIOSQUE DÈS MAINTENANT
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
OU |
|
| |
|
|
| |
 |
|
| |
|
|
|