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Plus blancs que blancs
Ouste, les microbes et les bactéries! À mort, les virus et les bestioles microscopiques! Mais qu'allons-nous donc faire des bibittes que nous sommes?
Par Richard Martineau
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Avez-vous un flacon de Purell dans votre sac à main? Si vous répondez non, laissez tomber ce magazine, lavez-vous les mains et courez à la pharmacie du coin. Votre santé en dépend.
Je ne rigole pas. Sur le site Internet de la compagnie Purell, on donne 99 bonnes raisons d'utiliser le fameux liquide antigermes. Raison no 6: les poteaux et les bancs dans les transports en commun. Raison no 10: le pistolet des pompes à essence. Raison no 20: les agrafeuses dans les bureaux. Raison no 39: les revues dans les avions. Raison no 67: la poignée des paniers dans les supermarchés. Raison no 96: les billets de cinéma.
Tous ces objets sont remplis de germes, et donc susceptibles de vous transmettre la grippe espagnole, le virus Ebola ou je ne sais quelle autre maladie contagieuse qui vous fera mourir dans d'atroces souffrances.
À lire cette liste exhaustive, une idée m'est venue en tête. S'il y a autant d'objets sales et dégueulasses autour de nous, pourquoi acheter du Purell? Ne ferions-nous pas mieux de porter des gants du matin au soir? Et quand on veut faire l'amour, on fait quoi? On porte un habit de cosmonaute ou de scaphandrier?
L'obsession de la propreté et la peur des microbes, ça commence à faire. Je ne dis pas qu'il faille revenir au bon vieux temps où les hommes et les femmes ne prenaient qu'une douche par mois (pourquoi se laver quand on peut se parfumer, se poudrer le visage et porter une perruque pour cacher les poux qui grouillent dans nos cheveux?), mais entre ça et la société hyper aseptisée dans laquelle nous vivons, il doit bien y avoir un juste milieu...
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