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Laurent Lucas: on l'aime, on l'adopte!
Un air troublant et magnétique. Un jeu singulier, tout en finesse. L'acteur français, vit à Montréal depuis déjà six ans. On l'adopte!
Par Manon Chevalier
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Maman est chez le coiffeur Phto:
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Il assume son côté fragile «Sur un plateau comme ailleurs, il faut accepter d'exposer sa fragilité, d'être nul par moments, quitte à se reprendre le lendemain. Ça, je l'ai appris de Charlotte Rampling. Alors qu'on tournait une scène de baiser dans Lemming – un genre de scène qu'elle n'avait pas joué depuis longtemps –, je l'ai vue à la fois royale et déstabilisée par la peur de ne pas y arriver. Une très grande leçon! Moi qui ai toujours eu tendance à assurer pour plaire aux réalisateurs, j'ai alors compris que ça ne sert absolument à rien de bluffer au cinéma.»
Il est libre et heureux de l'être «Les cadres, la vie trop réglée, ça rime avec prison. J'aime me lever le matin et me dire: “Qu'est-ce que je fais aujourd'hui?” M'inspirer de l'air du temps, quoi. Si je ne tourne pas, j'apprécie de simplement faire ce que je veux. J'aime être libre. C'est un peu facile de dire ça parce que la vie m'a souri, mais je n'y peux rien, c'est comme ça que je suis heureux!»
Présentement, on peut le voir dans le dernier film de Léa Pool Maman est chez le coiffeur. On le verra prochainement dans Elle veut le chaos, le troisième film de Denis Côté, et dans De la guerre, de Bertrand Bonello.
Article publié originalement dans le magazine ELLE QUÉBEC
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