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La cause des histoires extraconjugales des politiciens
Serait-il plus difficile de vieillir pour les hommes que pour les femmes?
Par Richard Martineau
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Je ne dis pas que TOUS les politiciens seront nécessairement infidèles au cours de leur carrière, mais avouons que les statistiques ne jouent pas en leur faveur.
Amies lectrices, je vais vous donner un précieux conseil: ne sous-estimez jamais la vanité des hommes. Les hommes ont besoin qu'on les cajole, qu'on les complimente, qu'on s'extasie devant leur courage et leur intelligence...
Surtout ceux qui approchent de la soixantaine. Ils savent qu'ils effectuent sans doute un de leurs derniers tours de piste et que le manège va bientôt s'arrêter.
Ils ont des cheveux blancs, des rides, ils ont mal au dos mais, grâce au poste qu'ils occupent, ils séduisent encore les femmes. Lorsqu'ils se couchent le soir, toutefois, une phrase leur trotte dans la tête, une question les prend à la gorge et les empêche de trouver le sommeil:
«Combien de temps encore cela durera-t-il? Combien de mois me reste-t-il avant que les femmes ne se retournent plus sur mon passage? Combien d'années encore avant la voiturette de golf électrique, les bas trois quarts et le manger mou?»
Au risque de passer pour un affreux macho, je dirais que les femmes acceptent plus facilement de vieillir. Ce n'est pas plus agréable, mais elles se font plus aisément à l'idée. Elles sont habituées de vivre dans un monde obsédé par la jeunesse. Alors que les hommes, eux, sont tellement entourés de héros grisonnants (Clint Eastwood et Harrison Ford, encore dépeints comme de jeunes loups, même s'ils ont reçu leur carte de l'âge d'or) qu'ils finissent par oublier leur âge.
Résultat: quand la vieillesse frappe à leur porte, ils ne sont absolument pas préparés. Ils font donc des bêtises, comme retrousser la jupe de leur secrétaire ou fréquenter des professionnelles.
«Ayez pitié de l'homme qui a peur», chantait Beau Dommage dans les années 70. Trente ans plus tard, cette prière tient toujours la route.
Article publié originalement dans le numéro d'août 2008 de ELLE QUÉBEC
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