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Des femmes qui ont du cran
Elles sont trois, elles ont du cran et elles osent s'exprimer, levant ainsi le voile sur l'oppression.
Par Richard Martineau
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CHAHDORTT DJAVANN Cette Iranienne a revêtu le voile pendant 10 ans (de l'âge de 13 à 23 ans) sous la contrainte. Elle sait donc de quoi elle parle. Dans l'essai Bas les voiles!, elle s'élève contre le sort réservé aux femmes dans les pays islamistes. «Les Occidentaux acceptent le voile sous prétexte que les musulmanes qui le portent le font de façon volontaire. Mais si des jeunes Juifs commençaient à exhiber l'étoile jaune en clamant “C'est ma liberté”; si des jeunes Noirs décidaient de porter des chaînes au cou et aux pieds en disant “C'est ma liberté”, la société ne réagirait-elle pas? «On dit que le hidjab est moins oppressif que la burqa. Mais qu'il soit question de la burqa ou du foulard coloré, la signification est la même. Parler de foulard, de bandeau, n'est qu'une lâcheté sémantique, c'est une misérable ruse rhétorique. Porter le foulard ici est un appui aux dictatures islamistes qui imposent la burqa là-bas. Le voile est l'emblème même du dogme islamiste.» En cette époque de grande confusion où on accepte les pires aberrations sous le prétexte du respect des autres, ces trois femmes sont mes héroïnes.
Article publié originalement dans le numéro de février 2008 de ELLE QUÉBEC
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